5 minutes, 5 Jours, 5 ambiances, 5 façons de pratiquer un sport, 5 manières de filmer, 
2 cousins : 1 rider, 1 cameraman 
 
L’histoire d’un rider comme vous et moi qui dans la vie de tous les jours ne cesse de rêver à son week end et au potentiel de celui ci. Cette liberté de pratiquer un sport comme on l’aime, comme on veut. Pas la recherche de la vitesse ou de la gloire, non ! Juste celle du plaisir, de la sensation, quelles que soient les conditions et le terrain. 
voici dans ce blog le making of, et l'histoire de cette aventure ! 


Lorsque l’on s’est lancés dans ce projet de concours vidéo entre cousins, cela paraissait presque impossible, partir de 0 à J-45, avec le scénario qu’on s’est imposé et le temps de 5 minutes que le concours exige, cela revenait à faire un déménagement en twingo ! Mais en même temps tout le défi était là. Sans limite de temps, ce film qui trottait me dans la tête depuis un certain temps aurait été trop long. Cette contrainte s’est donc transformée en bénédiction rendant ce film plus intense, plus psychédélique, plus artistique, plus dingue !

Tourné de manière intensive en à peine plus de 2 jours, avec les contraintes classiques que l’on peut rencontrer quand le temps est compressé de la sorte, et les petits aléas matériels, météorologiques et professionnels, ce film est en fait le résultat d’une intervention divine ! (s’il en est).


Histoire :  

Tout a donc commencé autour d’une bière, Manu, mon cousin fraîchement installé dans le coin (Grenoble), rider d’hiver et artiste dans l’âme, paraissait être la bonne personne pour collaborer sur ce projet, car ayant un œil neuf sur le sujet. Et puis je savais que le travail serait bien fait puisque nous avons déjà 2 films en commun datant un peu, mais on est du même sang !

 

Je lui soumets mon idée, il est dedans dès la première seconde et partant pour l’aventure ! On se laisse 15 jours de maturation pour les idées de scénario et autres, avec un va et vient du script entre nos boites mails. On ne doit pas laisser de place au hasard !


Tournage jour 1 : 

Vient le jour de sortir la caméra…  Premières images, premier jour chargé, on tournera du matin à la tombée de la nuit. J’ai pu avoir un vélo pour mon cousin, par un couple d’amis, ce qui nous permet de faire des scènes de montagne, après avoir écumé un spot de bosse bien connu du coin.


Tournage jour 2 : 

Et puis plus rien pendant un moment, on a d’autres projets tous les 2. On organise enfin une deuxième session au moins aussi chargée que la première, qui commencera par les plans en street pour lesquels on a pas mal d’idées, en passant par la race avec sandwich calé entre les 2, on se retrouve au QG à attendre la nuit pour finir la dernière partie de ride : la DH night ! On fini à 22h passées, crevés, mais un bon paquet d’images en boite !


Nous regardons tout ca au calme dans la semaine qui suit, commençant à réfléchir à ce que l’on va pouvoir en faire...

Tournage de la réalité

Et puis vient le moment de raccorder le scénario, alors là on est 2 Duvion, autant dire 10 000 idées en tête ! Certaines qui sont écrites ou imaginées depuis longtemps, et d’autres qui viendront sur le terrain. La difficulté technique est de rentrer tous les plans intermédiaires en 2 jours de tournage avec chacun un travail ! Il va falloir faire des concessions ! De plus, le scénario comprend des petites subtilités comme la dégradation du personnage qui va prendre de la barbe et se transformer peu à peu de l’homme d’affaire au rider. Ces scènes seront tournées à l’envers la barbe étant rasée au fur et à mesure du tournage. Détail !

On se donne rdv un soir à mon bureau pour faire les scènes d’intérieur dans l’état le plus négligé du personnage, les bureaux sont vides, et on se marre bien 1h (pour 10s dans le film mais c’est la règle). On enchaîne sur les scènes de nuit sur le campus, à la recherche de plans originaux, de détails artistiques fins. On rentre tard.

 

Le lendemain on a rdv à 7h en ville pour tourner les autres scènes de début de semaine. Soit un réveil à 5h45 … faut être motivé ! Oui mais voilà, détail qui tue ! à 7h du matin en cette saison il fait nuit ! 1/2heure de sommeil perdue ! On est bons pour un café ! Le jour levé on filme le mercredi personnage cool, style étudiant. Puis retour à la voiture, et là le grand n’importe quoi commence, transformation du rider mal rasé en beau gosse ! On a un rasoir électrique et un costard qui attendent et on passe bien 20 minutes dans la kangoo sport à transformer le personnage. Après opération, c’est un autre homme ! On c’est mis à 2 pour faire ce costume parfait ! On tourne dans la foulée la scène du lundi bien propre et du mardi débraillé et en vrac. Retour kangoo je me remets « normal » et on fonce tous les 2 au boulot ! Ouf ! On a presque tout !

Oui mais pas tout ! le lendemain, week-end, après une grosse soirée, on a rdv chez moi pour la scène d’intro, on enchaîne chez un pote qui nous a préparé les croissants et qui nous accueille pour la scène du garage. Le temps de se rechanger, et on part pour la scène finale avec les potes. On a pris quelques heures de retard sur le programme, mais tout le monde est là ! Ambiance retrouvailles (comme dans le film donc ^^) et on enchaîne sur une descente mythique à 5 pleine de délires, juste pour nous ! Ben l’a bien mérité et c’est ca qu’on suggère à la fin ! Aucun trucage ! Tout est vrai dans ce film, surtout l’esprit !!!

 

Pour nous, est venu le grand moment de travail, on repart du spot direction chez Manu, où on va s’enfermer une trentaine d’heures avec juste une nuit de 5 ou 6 h au milieu et 2 repas jusqu’au dimanche soir, 2 ordis en parallèle, plusieurs cafés et des boites entières de galettes ! Un travail de titans pour caller chaque scène avec la musique sortie des contacts de manu, et qui donnera toute son ambiance à notre film !

 

Au passage, n’hésitez pas à soutenir ce jeune compositeur Genevois : Grimaitre, Gilles ( http://www.myspace.com/grimaitregilles ), qui est à l’origine de l’intégralité de la bande son du film, en son nom propre ou avec son groupe 22,5 Octobres Dissous (http://www.myspace.com/225octobresdissous). Son univers minimaliste et atonal donne une touche vraiment inédite à un film de ce genre, explosant les clichés et apportant bien de la fraicheur.

 

Après montage, donc, on se donne 1 semaine de maturation, pour en parler à 2 amis proches et déjà dans le trip, mais aussi pour prendre du recul et finaliser ca comme il se doit. Ne pas gâcher un aussi grand travail par de la précipitation !



 

Quelques avis plus loin, le making of et des retouches subtiles en plus, notre film est fin prêt ! 

Voici ce making of, qui aura fait office de teaser et qui vous aidera à comprendre certaines scènes du film :


Rêves d'un jour-Making of via Zapiks

Une satanée aventure ! Et un résultat exactement comme Ben l’imaginait au départ dans sa tete il y a 2 mois ! Grâce à Manu, son perfectionnisme et son travail de montage, mais surtout à une motivation sans failles ! Au début on avait dit : « si on n’est pas dans les temps, on s’en fout, on le fait quand même pour nous ! » parce qu’on voulait avant tout se faire plaisir, mais voilà à 1 semaine de la fin nous sommes en mesure de participer à ce concours ! Et on n’est pas peu fiers de vous présenter « Rêves d’un jour » !


Rêves d'un jour - Duvion Productions via Zapiks
L’accent n’est pas mis sur le niveau de ride, qui est tout ce qu’il y a de plus moyen (d’autres font ca mieux que Ben !) , mais sur l’originalité, et sur un vrai scénario calé au poil avec une musique sortie de l’underground avec un ride coolé, juste pour le plaisir !

Si notre état d'esprti vous a plu, n'hésitez pas n'hésitez plus, votez pour nous !!! :)


 

Il nous reste à remercier les gens qui nous ont soutenus au cours de ce projet, tout particulièrement Hervé Doulat pour la caméra, Jacques Combaz pour les photos et Nico pour le vélo, mais aussi pour leur présence les amis de Ben, Cedric et Aurélie, Arnaud et Freddy, et bien entendu Grimaitre, Gilles compositeur de cette musique a la fois sereine et violente qui donne toute son ambiance à notre vidéo. Sans oublier les figurants qui ont bien voulu être mis en scène. Citons principalement le petit Loris et ce joueur de violon transylvanien, rencontrés au hasard et qui au final occupent des tous particuliers.

 

Comme quoi avec un budget limité mais une passion énorme et des idées plein la tète, on peut faire vraiment des choses bien !

Bonne chance aux autres concurrents, et puis comme Ben dit :

 

Ridez votre vie, vivez vos rides…

Ben et Manu Vion-Dury

Duvion prod

Grenoble

 

Scénario : ben et manu VION-DURY

D’apres une idée de Ben,

Ridé par ben, filmé et monté par manu, assisté par Ben.

 

 

Crédits Musique :

22,5 Octobres Dissous - Le Cousu

Grimaitre, Gilles - Dieu 2

22,5 Octobres Dissous - 1917

 

http://www.myspace.com/225octobresdissous

http://www.myspace.com/grimaitregilles

 

Crédits photo :

Jacques Combaz : http://www.flickr.com/photos/jacquescombaz/