Production Privée - Shan N°5
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Production Privée - Shan N°5

La petite marque andorrane nous présente son dernier bijou. Préparez-vous a être surpris!
Texte Oliver G + PP
Photos PP
Vidéo PP
Texte Oliver G + PP
Photos PP
Vidéo PP
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Production Privée, marque emblématique de l'endu-rigide en Europe se lance dans une nouvelle aventure. On vous laisse découvrir la vidéo ci-dessous qui retrace les 2 années de conception nécessaires à la naissance de ce nouveau modèle :

https://www.zapiks.fr/production-privee-shan-n5.html

Oui, vous n'avez pas rêvé, PP a donc bel et bien basculé du côté obscur de la force. Le tout mou prend désormais une place dans leur gamme mais c'est fait dans l'art et la manière. Un tout suspendu avec tubes en cromo 4130 MCS avec une belle finition à base de pièces usinées et de belles soudures (on vous laisse déguster le portfolio ci-après) donne envie d'avoir cette belle pièce dans son garage - et pour de nombreuses belles sorties d'Enduro!

Le mot de Production Privée:

Après le SHAN 26, le SHAN 27, le OKA et le SHAN GT, voici notre cinquième cadre, le SHAN Nº5. Le premier cadre tout suspendu de Production Privee. Nous avons esquissés les premiers contours du projet il y a 2 ans, mais tout s’est accéléré début 2016. Après quelques mois de travail sur les plans, la fabrication des 2 premiers prototypes a été confié à nos amis et voisin Pyrénéens de Milc, petite structure spécialisée dans le prototypage.

Nous testons discrètement mais intensivement le Nº5 depuis Mai 2016. Après 8 mois de test terrain, de réglages, d’essai d’amortisseurs, 8 mois de deverminage, le SHAN Nº5 est bien né.

A l’image de notre SHAN endurigide, le SHAN Nº5 est un bike hyper polyvalent et très joueur ! Il offre le confort et la performance d’un tout suspendu de dernière génération, son châssis en acier en plus. Le feeling distillé par ses tubes en cromo 4130 MCS est magique : Plus de tolérance, de confiance et de grip.

Une pré-serie de 50 cadres arrive en Avril et la première production sera disponible en Juin. Il nous reste encore un peu de travail d’ici là, mais nous communiquerons les premières infos techniques, spécifications et prix en Mars.

Comme pour chacun de nos cadres, la peinture est une étape essentielle chez Production Privée. Si nous ne dévoilons pas encore la livrée du SHAN Nº5, elle sera comme toujours inspirée de la haute couture des sports mécanique.

Avec cette vidéo nous vous immergeons à nos cotés durant les derniers mois de sa gestation.

Pour l’occasion, comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seul, nous lançons notre nouveau site corporate : www.productionprivee.com

Quelques petites questions!

En direct live depuis Taiwan, nous avons réussi à attraper David George et Damien Nosella pour leur poser 4 questions sur ce nouveau modèle:  +++[attention, David (DG) nous a répondu au premier degré, Damien (DN) s'est laissé aller à un peu plus de plaisanteries et c'est tant mieux!! ]+++

26in: Qu'est ce qui explique la création d'un cadre tout suspendu? Vous avez besoin d'amortir vos vieux os? Ça a toujours été un objectif pour vous? Vous voulez coller au marché? Le défi technique vous a inspiré? Vous aviez besoin de rajouter une ligne "amortisseur" dans les specs proposés sur votre site? :-)

DG: On a commencé par les cadres endurigides pour 2 raisons: la première c’est qu’on était persuadé du potentiel et du bien fondé du concept. La deuxième, c’est que on ne voulait pas aller plus vite que la musique, on voulait prendre notre temps et ne pas faire un tout suspendu n’importe comment juste pour en faire un. Cette année, nous sommes prêt, voilà le pourquoi du Shan Nº5.
DN: C’est très simple mon cher 26in, je ne ferais pas de détours, je vais vous répondre avec toute l’honnête et la franchise d’un homme politique: 
David et moi avons monté une équipe de curling en Andorre pour les prochains JO. Alors il nous faut du cash pour acheter nos (faux) passeport andorrans rapidement. De toute façon chez PP, la quête d’un argent facile et vite gagné a toujours été une priorité avant meme la satisfaction du client, les gens qui nous connaissent et qui connaissent les produits en témoigneront.
Par rapport a ce que dit David, je rajouterai que c’est quelque chose qu’on avait derriere la tête depuis très longtemps. Alors il y a deux ans on a esquissé les contours du projet et notre cahier des charges. Pris par d’autres projets on s’y est plongé sérieusement qu’a partir de l’automne 2015, debut 2016 on avait une version sur la CAO correspondant à 90% nos attentes, restait plus qu’a tester et valider plusieurs configurations et affiner les réglages d’amortisseurs.

Quelle a été la principale difficulté dans le développement du cadre?

DG: C’est un travail que nous avons mené calmement, méthodiquement, nous avons pris le temps. Touchons du bois, nous n’avons pas rencontré de difficulté particulière! Seul le temps justement est difficile à gérer, il nous en manque!
DN: De manière générale et très rapidement après les premiers essais, on a été épaté par le comportement du vélo. Quand vous faites un vélo vous vous tenez prêt à retourner à la planche à dessins, et finalement on avait quelque chose de très concluant des les premières sorties.
Finalement le challenge s’est retrouvé dans le passage en production. Je m’explique, fabriquer des prototypes avec une équipe réduite et qui a le temps c’est une chose, mais devoir établir tout un process pour fabriquer une série en est une autre et c’est là aussi qu’il faut être malin et mettre les bonnes solutions en place.
Notre cahier des charges était simple, on voulait un vélo FUN, dynamique, polyvalent, fiable dont le fonctionnement et l’entretien est simple à appréhender, finalement on voulait transposer la philosophie de nos hardtails à un tout suspendu… pour nous c’était ça nos objectifs et les protos tels que vous les voyez en sont le résultat.

Dites nous en un peu plus sur la cinématique. Pourquoi ce choix et qu'est ce que ça apporte? (on peut appeler ça un "presque Mono" :-) )

DG: C’est la cuisine à Dams ça! Mais il m’a glissé à l'oreille que ça serait plus simple, plus fiable, plus facile à entretenir, et que le pied apporterait le petit + de progressivité en fin de course pour avoir du maintien et pouvoir bosser facilement sur l’hydraulique de l’amorto.
DN: David a résumé l’essentiel, je rajouterai juste qu’on a travaillé sur un ratio relativement bas afin de nous laisser suffisamment de “place” pour travailler sur l’hydraulique avec les divers fabricants de suspension. Et juste un exemple parmi d’autres: pour illustrer la facilité d’entretien: d’un point de vue construction, on a opté pour un point de pivot principal qui n’est autre que nos boitiers de pédalier maison, roulements à rouleaux à contacts angulaires, facile à démonter, entretenir, etc...

Qu'est ce qu'on peut vous souhaiter pour la suite?

DG: Du bonheur pour les riders PP, un forfait entretien à vie chez Costa pour nos Passat qui commencent à fatiguer. Des gens heureux et un monde plus juste!
DN: Une selection aux prochains JO avec notre équipe de curling.

Portfolio

Grrrr, plein de photos de tubes bruts, de pièces usinées et de soudure pour vous faire baver d'envie.

Ajoutez des photos (2020px)

Et la couleur?

Grands fans que nous sommes des coloris inspirés de belles voitures comme PP l'ont fait sur leurs modèles Shan GT, Shan et OKA qui reprennent les designs colorimétriques des Porsches Gulf 917, McLaren F1, Yamaha TZ 750 de Kenny Roberts etc, le Shan N°5 ne dérogera pas à la règle et devrait s'inspirer des modèles de Porsche ci-dessous. Nous on dit oui!

Ajoutez des photos (2020px)

3 commentaires

26AINTDEAD

inscrit le 18/01/17
J'adore mon Shan gulf 26" parce que c'est un super endurigide, le Shan n°5 est donc la suite logique de l'évolution de PP. Celui-ci semble bien né. Je le trouve déjà esthétiquement réussi avec ce vert Austin cooper. Impatient et curieux de lire l'avis de 26in sur ce VTT
 

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JMRS63

inscrit le 14/12/15
Je suis pas un fin connaisseur mais perso il m inspire pas se shan N°5 . Le triangle ar fait grossier puis d une seule pièce comme cela ... ca parait une création d un autre temps , personne ne fait plus cela . Ok ca sera plus simple en entretien mais ca colle pas pour moi avec le fait qu il voulais prendre leur temps pour faire un truc bien . De plus l acier a pour moi toute ca logique dans leur superbe endurigide mais là sur un tout mou ? A part augmenté le poids et le prix , je vois pas .
Pitrouille
Statut : Confirmé
inscrit le 12/04/07
Matos : 3 avis
A vrai dire, l'acier traine souvent cette réputation de poids élevé, de côté chewing-gum, en plus d'être complètement dépassé par les nouveaux matériaux composites alors que rien n'est moins vrai.
Oui, on a utilisé massivement de l'acier sur l'essentiel de la production de vélos jusque dans les années 90, et c'était bien souvent de l'acier bas de gamme qui a largement contribué à donner l'image actuelle de l'acier que beaucoup de gens ont en tête.
Sauf que ça n'a n'a plus rien à voir avec ce qu'on sait faire aujourd'hui, et même il y'a 30 ans, on savait déjà faire d'excellents aciers (Colombus, Reynolds, Tange...) mais qui sont restés confidentiels vu les prix prohibitif pratiqués.
La réalité, c'est que certains aciers permettent de faire des tubes relativement fins (bien plus qu'avec de l'alu), à épaisseur variable et d'arriver à un poids final qui est comparable à certains cadres alu.
Point de vue comportement, c'est pareil, selon les alliages, les matériaux employés, les traitements, ont peu aussi bien faire du tube très très souple comme du tube dont la rigidité n'a pas grand chose à envier à l'alu, voir au carbone.
Et puis dernier argument, et pas des moindres, qui n'est d'ailleurs presque jamais avancé: l'acier dispose de propriétés mécaniques qui ne bougent que très peu dans le temps ce qui n'est pas le cas de l'alu qui perd de ses propriétés à une vitesse qui pose franchement question pour notre pratique dès l'instant où tu envisages de garder ton cadre plus que quelques années.
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