Escapade : Le Grand Galbert
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Escapade : Le Grand Galbert

Bivouac dans le Taillefer
Texte Joseph Bellier
Photos Jordi Bolibar, Joseph Bellier
Texte Joseph Bellier
Photos Jordi Bolibar, Joseph Bellier
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Nous poursuivons notre série d'articles Escapade avec les belles sorties de nos lecteurs ! Du VTT, du vrai, à la conquête de chemins escarpés, de singles loin de tout et à la recherche de l'aventure !

Après l'aventure dans le Briançonnais il y a 15 jours, voici Joseph et Jordi qui font une belle bambée dans le Taillefer.

Si vous aussi avez fait de belles Escapades cet été, envoyez-nous un mail: redac@26in.fr

Le Grand Galbert

Retour sur ce weekend de Juillet en VTT BUL (Bivouac Ultra Light) dans le Taillefer, avec Jordi. Nous avions une contrainte : se passer de la voiture, pour la simple et bonne raison qu’aucun de nous deux n’en a une. Après une analyse fine des IGN TOP25 croisées avec les itinéraires des bus partant de Grenoble, nous entourons le sommet du Grand Galbert, qui surplombe la vallée de la Romanche entre Rioupéroux et Bourg d’Oisans. On avait toujours remonté cette vallée en levant les yeux, mais sans jamais savoir ce qu’il y avait vraiment au-dessus. Un rapide check sur internet pour voir quelques photos, lire un topo VTTour, et hop c’est validé. Nous voilà donc à la gare routière de Grenoble samedi matin 7h, à brûler un cierge pour qu’un groupe CAF n’ait pas eu la même idée que nous (car dès 5 vélos, les soutes des bus sont pleines !). Le seigneur semble nous avoir entendus, car seul 2 autres cyclistes attendent avec nous sur le quai. Pour une poignée d’euros et une petite heure de trajet, ce bus Transisère nous permet d’éviter de faire la sortie de l’agglo à vélo, ainsi que les 50 kilomètres de nationale qui doivent nous amener à Bourg d’Oisans. 
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Remplissage des gourdes, puis nous quittons l’arrêt de bus de Bourg d’Oisans pour environ 10km de route jusqu’au village d’Ornon, sur une route peu fréquentée. Les 500 premiers mètres de dénivelé sont ainsi gagnés facilement, sans avoir à se mettre dans le rouge dès les premiers km. Avec le matériel de bivouac, nos sacs s’approchent des 6 kg, et chacun a ses astuces pour répartir au mieux le poids. Jordi charge un peu de matos sur le guidon, de mon côté j’utilise un « pack avant » qui se greffe sur le sac au niveau de la poitrine. Les choses sérieuses commencent après Ornon. Adieu le bitume, et direction le refuge du Taillefer, sur une piste roulante dans un premier temps, puis du single de montagne où les parties les plus raides sont passées en portage. La forêt s’éclaircit peu à peu et la vue sur l’Oisans se dévoile ! Nous passons à côté du refuge et quittons le GR au nord pour pénétrer sur le plateau du Grand Galbert, jusqu’à atteindre le sommet. C’est sauvage, herbeux, vallonné à souhait. La descente est un pur régal, notamment pour la sensation de progresser comme en ski de rando, où chacun choisi sa trace selon ses envies : des portions herbeuses bien rapides, ou bien des passages plus trialisants sur les roches affleurantes. Un sentiment de liberté, face à un panorama somptueux ! 
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La météo, qui était menaçante depuis une bonne heure, nous fait subitement comprendre qu’il faudrait mieux déguerpir et chercher un abri. Direction la Bergerie de la Jasse, qui est ouverte toute l’année (ça permet de se passer d’une tente si besoin). Il ne tombera finalement que quelques gouttes… Pas assez pour nous inciter à ranger les vélos, d’autant plus que l’orage a laissé place à une lumière du soir magnifique ! Allégés, nous repartons pour une petite heure à arpenter les sentiers au-dessus de la cabane qui entourent le Lac Fourchu, dans un style XC qui mélange portion rapides et relances techniques. Boostés par des épaules soudainement légères, le repas englouti quelques minutes plus tôt et la lumière rasante, nous nous sentons des ailes et passons un des meilleurs moments du weekend ! Le soleil part se coucher, nous retournons au bivouac et décidons de planter la tente à proximité de la cabane, car la météo de la nuit s’annonce mouvementée. La soirée sera partagée autour d’un feu avec un petit groupe de randonneurs.
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L’étanchéité de la tente ainsi que la solidité des sardines sera validée pendant la nuit, mais au lever du jour les prévisions semblent annoncer un créneau météo jusqu’en fin de matinée. On décide donc de redescendre directement à Bourg d’Oisans, avec en perspective 1300m de descente sur du single. La première partie jusqu’au village d’Oulles est sinueuse et ludique, d’abord au milieu des alpages puis dans la forêt. Ensuite, un court balcon nous fait basculer derrière un collet, avant d’enchainer avec un sentier mémorable que l’on pourrait qualifier d’ « école de l’épingle » : ça tourne dans tous les sens, c’est roulant, et jamais exposé ! La confiance augmente au fur et à mesure des virages, c’est un pur régal ! Retour à la réalité en arrivant sur une piste forestière au fond de la vallée, peu à l’aval de Bourg d’Oisans. Malgré les plaquettes encore chaudes, les derniers km de pistes seront avalés « la chaîne à droite » afin d’attraper le bus qui doit passer 10 minutes plus tard. A peine le temps de lever une dernière fois les yeux sur le Grand Galbert 1800 mètres plus haut, que nous voilà assis, les vélos en soute, en direction de Grenoble. 
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Grenoble est placée sur un tel carrefour de transports en commun qu’il existe une multitude d’itinéraires bus/vélo permettant de se retrouver rapidement en montagne, sans avoir à prendre la voiture. Profitons-en !
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1 commentaire

Emrog

inscrit le 18/08/17
Sympa les photos ! J'avais fait la descente depuis le Lac fourchu, il y existe une variante après Oulles pour ceux qui n'apprécient pas trop les épingles ;)
 

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