/ Texte Ben Vion-Dury _ Photos N. Brizin _ Vidéo


Tests du Kona Entourage et du Specialized Status

Contexte


S’il existe des vélos mythiques dans le monde du gros vélo, c'est bien ceux-ci : Le Kona Stinky et le Specialized Big Hit qui représentent à coup sûr une part d'histoire du freeride. Comme tout passionné qui se respecte, vous les avez vu entre les jambes des plus grandes stars du MTB mondial (et pas que dans des films de boules), Berrecloth, Romaniuk, Cowan, Bourdon, Watson, et on en passe ! Y’a qu’à regarder une séquence de feu New World Disorder dans les années 2000 pour comprendre le délire ! C’était la base ! On va dire qu’avec ces 2 vélos vous aviez au moins 50 % des séquences de Fat-Freeride, comme on dit, des vidéos !

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Je suis une légende


AAlors pourquoi 26in ressort les vieux dossiers tout d’un coup ? Et bien parce que pour cette année 2012, 2 mastodontes du vélo, j’ai nommé Specialized et Kona bien sûr, ont décidé de repartir d’une page blanche en ce qui concerne ces 2 modèles. Tellement blanche, qu’ils en ont même changé les noms ! Sacrilège pour certains… tournant vers l’avenir diront d’autres. A chacun de voir. Dans les deux cas, ces vélos sont issus d’une grande lignée de pur-sang freeride, pour les vrais, comme il s’en fait de moins en moins. Une espèce en voie de disparition dans les gammes de nos constructeurs (voir la disparition simultanément du Driver 8 et du Bullit chez Santa Cruz par exemple) au profit de vélos plus fins, légers, et technologiques, qui ont trouvé leur public : plus pointilleux, plus raceux, plus jolis sans doute, mais qui oublient souvent les bases : Un vélo est censé être robuste avant tout. C’est sans doute de ça que sont parties nos deux marques pour nous concocter ces deux futures légendes du freeride. Et nous sommes donc heureux de vous présenter le Kona Entourage et le Specialized Status.


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Pour qui ?


Deux magnifiques vélos s’il en est, aux courbes modernes et qui respirent la solidité en particulier du cadre. Comme le veut l’expression maintenant : des vélos de bike park par excellence. Car c’est bien ça le public visé, les riders qui roulent en bike park l’été, voire pourquoi pas les loueurs. Plutôt débutant et pas très pointilleux sur l’équipement, le rider qui achètera l’un de ces vélos représente cependant au moins 50 % des riders que l’on croise un peu partout et qui essayent de faire de la descente. Vendus comme tels, ce ne sont sûrement pas des vélos de salon, car bien que jolis à regarder, ils ne sont pas du tout tunnés, plutot simples, ils finiront au fond d’un garage en attendant les beaux jours.


Comment ?


Ces deux beaux bébés essayent de se placer autour des 2500 € pour moins de 20 kg, avec un équipement basique, nécessitant le minimum d’entretient, et faisant la part belle au profils descendants. Car ces vélos sont destinés à tourner, sauter, descendre, mais surtout pas à monter ! Ce qui va les différencier de leurs frères respectifs de DH (à savoir le Démo d’une part et l’Operator de l’autre), ce sont les cotes, les angles, et l’équipement surtout. Plus lourds, moins haut de gamme, ils se situent dans l’entrée de gamme « gravity » comme on dit en BC. Les vélos idéaux pour commencer à rouler en descente, sans tomber dans la haute technologie hors de prix.


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Ils utilisent tous les deux l’ADN de leur marque, dont les ancêtres sont d’ailleurs plus ou moins à l’origine, ou au moins à la démocratisation. D’un coté le système FSR, souvent copié, donnant 200mm, et de l’autre, le fameux 4 bar-linkage donnant la forme si particulière des Kona depuis plus de 10 ans, et dans ce cas précis, 170 mm. Dans les deux cas l’équipement mixte du Vanilla pour la suspension arrière et des châssis de Domain à l’avant, avec de l’équipement soit SRAM, soit badgé de la marque, comme le veux la tendance.

Les différences


Ces deux vélos ne sont cependant pas tout à fait dans la même catégorie, Specialized a choisi de s’orienter plus vers un comportement de DH stable avec 200mm et une double T, tandis que Kona a plutot orienté son vélo vers le freeride pur, limite slopestyle comme le veux la tendance (on va dire Backcountry pour se rapprocher de nos amis de la neige dont c’est la belle saison).


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Si on devait porter un jugement tout de suite, on dirait que l’Entourage est globalement plus homogène dans le montage, et plus fin et ludique à piloter, tandis que le Status sera particulièrement sécurisant, et aura une suspension arrière qui marche globalement mieux.

Pour aller plus loin...


…Et bien nous vous proposons le test approfondi de ces deux bestiaux dont vous allez entendre parler et croiser toute la saison prochaine. Et ainsi pour savoir si vous allez craquer pour l’un ou pour l’autre, et bien Nico s’est chargé de violenter le Status, et Tit-Ben de jouer avec l’Entourage.


Et n’oubliez pas : le freeride n’est pas mort !


On aurait bien fait une vidéo... Mais bon, Kona et Specialized ont déjà fait le boulot.