Essai : Rocky Mountain s'attaque à l'électrique
2000*1045px

Essai : Rocky Mountain s'attaque à l'électrique

Quand la marque mythique du freeride canadien s'attaque au E-Bike, ils font les choses correctement !
Texte Oliver G
Photos Oliver G + Matt Wragg
Texte Oliver G
Photos Oliver G + Matt Wragg
Quand la marque mythique du freeride canadien s'attaque au E-Bike, ils font les choses correctement !
.

Rocky Mountain bascule du côté obscur et présente aujourd'hui son premier modèle de VTTAE. L'assistance électrique est de plus en plus à la mode et peu de marques peuvent se passer de ce secteur du cycle, fortement en croissance ces dernières années. Nous avons eu la chance d'être invités pour essayer le vélo en avant première. Une avant première sur les chemins des Portes du Mercantour, accompagnés de la légende du Freeride Wade Simmons et de son acolyte Geof Gullevich ainsi que des pilotes du team d'enduro Rémi Gauvin et Jesse Melamed. Que demander de mieux ? Ah si, le soleil et la bonne humeur étaient de sortie pour nous permettre d'apprécier pleinement la belle présentation presse mise en place par Rocky Mountain.

Attention, dans ce qui suit vous trouverez beaucoup de language très marketing (on sait que vous ADOREZ ça) mais essayez de lire à travers les lignes et vous verrez que la technique est aussi au rendez-vous pour ce VTTAE qui brise pas mal de règles !


Ajoutez des photos (2020px)

"This is an Altitude !"

Alex, le chef de la gamme Rocky et responsable en partie du développement de ce vélo n'a cessé de le répéter pendant la présentation: "Ceci est un Altitude!" Le but était ici d'insister sur le fait que la géométrie est la même que l'Altitude en gamme, le Power Play reprend donc toutes les technologies (que nous ne détaillerons pas ici): Le système d'ajustement Ride-9, la suspension Smoothlink, l'assemblage de carbone Smoothwall, l'Alliage Form et le concept Size-Specific. Vous pourrez retrouver l'explication de ces concepts sur le site de Rocky Mountain.

Ajoutez des photos (2020px)

Première règle brisée

Bosch? Shimano? Moulinex et Ferrari? Non. Rocky Mountain a choisi de dire non à l'utilisation d'un moteur existant et ce car les contraintes imposées par l'intégration de ces moteurs sur un vélo sont trop importantes et d'après leurs études, le niveau existant du VTTAE était bas.. très bas. Ils ont donc choisi de relever la barre.

Depuis 3 ans les ingénieurs de la marque travaillent sur le développement de leur propre moteur et de leur propre format de batterie. Le résultat voulu? Le fait de pouvoir intégrer le moteur et la batterie dans un vélo existant et non de créer un vélo autour du moteur. C'est donc chose réussie car la géométrie de ce tout nouveau Altitude Power Play reprend les mêmes côtes que le modèle classique dévoilé il y a quelques semaines.

La longueur des bases, très importante dans le comportement d'un vélo reste par exemple très courtes là ou certains constructeurs n'ont pas honte d'aller chercher des bases de près de 480mm de long...

Ajoutez des photos (2020px)

Deuxième règle brisée

Le moteur vient se fixer sur un cadre en carbone (le bras arrière est en alu) mais contrairement à toutes les marques qui utilisent des moteurs classiques, ici le boitier du pédalier est dans le cadre du vélo et non dans le moteur. Cela se traduit par une transmission directe des forces mises sur les pédales (au pédalage comme dans les appuis) sur le cadre et non sur le moteur puis sur les attaches du moteur. Cela permet aussi l'utilisation d'un boitier de pédalier classique (ici du BB92) et de pédaliers de série.

Ajoutez des photos (2020px)

Des détails sur ce moteur

Parlons tout d'abord de son fonctionnement.

Le pignon supérieur (argenté) sur l'image ci-dessous entraine la chaine alors que la patte courbée munie d'une roulette (marquée d'un signe Attention) agit comme un capteur de puissance pour le pédalage et c'est donc la tension de la chaine qui va agir sur ce capteur. Le moteur impulse donc son assistance en fonction de la force exercée sur les pédales et ce de manière instantanée.

Ajoutez des photos (2020px)

En langage Rocky ça donne ça:

"Modèle Altitude

L’Altitude POWERPLAY a la même géométrie et la même performance de suspension que la plateforme Altitude standard. C’est le tout premier vélo de montagne électrique qui reproduit la conduite d’un véritable vélo de trail agressif.

Système d’entraînement de nouvelle génération

Le système d’entraînement POWERPLAYMC a été conçu sur une page blanche pour procurer une véritable performance de vélo de montagne, tout en o rant le meilleur couple de sa catégorie, une capacité de batterie incroyable et un fonctionnement ultrasilencieux.

Pédalage assisté intuitif

Grâce au capteur de couple linéaire qui donne une réponse en puissance instantanée et en douceur, vous pro tez d’une conduite intuitive et naturelle. Aucune familiarisation requise : embarquez et roulez.

Chargez rapidement et partez en puissance

La batterie de 48 V peut être rechargée en très peu de temps : il ne faut que deux heures pour que la batterie au lithium-ion atteigne 80 % de sa capacité de 632 Wh en option.

Soutien complet

Composants faciles à entretenir, pièces de remplacement et excellent soutien aux détaillants en Europe.

Fabriqué au Canada"


En effet la marque veut fortement insister sur la rapidité de charge de sa batterie composée de cellules Samsung et aussi de la facilité d'entretien de la majorité des pièces du moteur par n'importe quel mécanicien ayant suivi la formation.

Encore plus de mots de la part de Rocky :

" • Moteur triphasé sans balais à haute capacité procurant le meilleur couple de sa catégorie.

• Réponse en puissance instantanée et naturelle offrant une conduite intuitive grâce à un capteur de couple linéaire.

• Fonctionnement ultrasilencieux.

• Batterie de 48 V à chargement ultrarapide avec gestion thermique dans des conditions à couple élevé.

• En prévention des grincements et de l’usure, les forces de pédalage sont isolés du système d’entraînement grâce au boîtier de pédalier intégré au cadre plutôt qu’au moteur.

• Rigidité accrue grâce à un boîtier de moteur structural.

• Moteur compact et discret avec boîtier renforcé et protège- plateau intégré au support moteur.

• Conception sans écran avec télécommande discrète pour une expérience de conduite authentique.

• Télécommande installée sur le guidon a chant le niveau d’assistance, l’état de la batterie et un outil de diagnostic, et contrôlant les trois niveaux d’assistance et le mode marche.

• Application mobile optionnelle eBikeMotion (iOS et Android) avec connexion Bluetooth proposant toutes sortes d’options de personnalisation, l’estimation de l’autonomie, le suivi des trajets et plus encore.

• Incroyable batterie au lithium-ion de 632 Wh offerte en option.

• Résistance minimale au dépassement de la vitesse du moteur ou au débrayage au systême grâce à la butée de débrayage du pédalier et à l’élimination de la boîte de vitesses typique des vélos électriques.

• Système d’entraînement électrique de troisième génération en développement depuis 2010.

• Soutien aux détaillants (service et pièces) en Europe.

• Pièces exposées à l’usure (boîtier de pédalier, pignon d’entraînement) pouvant être entretenues en boutique avec les outils courants.

• Compatible avec le pédalier et le boîtier de pédalier standard Race Face.

• Chargez rapidement et partez en puissance : chargement rapide de 1 heure 40 minutes (80 %) pour la batterie de 500 Wh, ou de 2 heures (80 %) pour la batterie de 632 Wh."

La gamme complète

3 vélos seront proposés cette année. On reprend la nomenclature traditionnelle chez Rocky avec le

Altitude Power Play 50 - 5 999€ - un mix de Rockshox Yari, Sram Guide RE et EX1 en transmission - le cadre contient une batterie de 500W

Altitude Power Play 70 - 6 999€ - un mix de Fox 36 EVOL Performance, Sram Guide RE et EX1 en transmission - le batterie passe sur une capacité supérieure de 632W - 2 coloris de prévu.

Altitude Power Play 90 - 9 699€ - le must du must avec du Fox 36 EVOL Factory, Sram Guide RE et EX1 en transmission - la batterie reste sur la capacité de 632W.

Il est donc important de retenir les deux batteries différentes qui sont présentes dans cette gamme. Les batteries ne seront à priori pas disponibles à la vente en after-market (uniquement disponibles pour du SAV). Il faut donc bien choisir son modèle si vous souhaitez une capacité énergétique supérieure.

Ajoutez des photos (2020px)

Bike Check du modèle que nous avons roulé

Nous avons donc eu la chance de limer du sentier sur le Altitude Power Play 70. Le modèle "milieu" de gamme équipé de la batterie en 632W.

Ajoutez des photos (2020px)

Vu que nous avons déjà bien détaillé le cadre et le système de motorisation dans le haut de cette présentation, voici donc quelques clichés du beau vélo que nous avons pu rouler sur cette journée de lancement presse.

On attaque avec les suspensions

Fox 36 EVOL Performance - adaptée à un montage électrique (plus lourd). Il s'agit en fait d'un chassis de 36 avec l'intérieur d'une 34. Une fois le réglage a air effectué rien d'autre à faire pour notre part. La sensibilité de début de course est au rendez-vous alors que la progressivité de fin de course était top. Une fourche qui n'a jamais trop plongé dans les raides malgré le poids du bike. Certains journalistes ont rajouté 1 token en milieu de balade pour récupérer un peu plus de progressivité mais nous n'en avons pas ressenti le besoin.

Côté amortisseur, on se retrouve aussi avec une suspension adaptée aux E bikes. Le Fox Float DPS Evol possède les fameux trois réglages grâce à sa manette. Ouvert, Trail et Ferme. La position Ferme transforme vraiment le vélo en machine à pédaler, mais sinon le reste du temps nous avons tout laissé ouvert car la cinématique permet un pédalage sans trop pomper... et puis on a le moteur qui aide donc on privilégie le confort !

Ajoutez des photos (2020px)

Les freins

Avec presque 22,3kg sur la balance, le Power Play est effectivement un vélo à assistance électrique de part sa lourdeur. Il faut donc de bons freins pour arriver à stopper l'inertie de la bestiasse dans les freinages les plus ardus. Rocky a opté pour les Sram Guide RE sur les 3 modèles avec disques de 200mm en prime. Les Guide RE sont un assemblage de leviers de Guide et d'étrier des nouveaux Code. Tout ce qu'on peut vous dire c'est que ça freine ! On n'a pas du tout été confronté à de grosses paniques du à notre manque d'anticipation sur les trails que nous ne connaissions pas. Un vrai point positif ! Certains critiqueront peut être le manque de réglage de l'attaque des plaquettes (sur le Altitude 90 à presque 10K€ c'est un peu dommage).

Ajoutez des photos (2020px)

Les roues

On passe à du 27,5 + "enfin presque" sur ce modèle avec un mélange reprenant ce qui sera monté sur les nouveaux Altitude sans moteurs. Il s'agit donc de jantes larges Sun Duroc 40 montées de bons pneus Maxxis DHF en 2,5 à la mention "WT" - comprendre pour jantes larges. C'est donc du format + sans vraiment en être un et le comportement est assez bluffant. Un max d'accroche avec des pneus gonflés à seulement 1.3 / 1.4 bars. Le rendement est pas mal et la seule gène que nous avons ressentie était dans l'incertitude de certaines trajectoires et dans le décollage de certains sauts car la compression du pneu dans l'appel peut être assez perturbante. En tout cas ça permet de bien bouriner (ce que nous avons fait à outrance toute la journée) et ils ont une accroche de folie. On attend de voir les mêmes pneus en tringle rigide et avec des flancs un peu plus solides. Il y a eu 3 crevaisons sur un groupe de 15 personnes sur à peut près 2000m de dénivelé négatif sur terrains rocailleux.. c'est pas pire on va dire !

On se sent à l'aise derrière de tels "vrais" pneus et le look global n'est pas celui d'un Plus. Encore un bon point pour le montage du vélo !

Ajoutez des photos (2020px)

La transmission

Sans parler du moteur (que nous avons abordé plus haut), la transmission est assez classique a l'avant car elle utilise un pédalier Race Face Turbine et plateau de 34T. Elle est spéciale car c'est un pédalier au standard DH (83mm au lieu de 73mm) afin de vous écarter un peu plus les jambes et laisser de la place au moteur.
A l'arrière on retrouve le nouveau groupe EX1 de chez SRAM. Il s'agit d'une version renforcée des GX de la gamme mais avec seulement 8 vitesses pour un étagement dit "optimal" pour le Ebike. L'espacement intérieur des maillons de la chaine est celui d'une chaine 10v mais son diamètre extérieur ressemble à du 8 ou 9v et est donc plus solide. La cassette de 8v offre les pignons suivants: 11, 13, 15, 18, 24, 32, 40 et 48 dents.
Le shifteur quant à lui ne permet que de passer 1 vitesse à la fois pour monter les rapports (et non 5 à la volée comme sur du X1). Pour la bonne raison qu'en Ebike on change moins souvent de vitesse grâce à l'assistance du moteur (en théorie).

En utilisation tout est bien fiable et respire la solidité, par contre on a clairement identifié des zones d'ombre dans l'étagement des pignons: sur certains rapports soit on moulinait trop, soit on devait forcer si on passait à la vitesse suivante... 10v ou 11v c'était quand même bien :-)

Ajoutez des photos (2020px)

Périphéries

Ici on reste sur du plus classique, on passe donc rapidement en revue le montage. Un cintre Race Face en 35mm de diamètre pour 780mm, une potence courte (50mm) et des grips assez fins et minimalistes.

La selle fait le boulot et est confortable dans l'absorption de chocs (on passe son temps sur la selle plus sur un VTTAE qu'un sans assistance dans les montées). La tige de selle était performante avec un beau shifter bien pratique pour l'actionner. Il s'agit d'une Race Face Aeffect. Elle semble adaptée au VTTAE dans le sens où quand on soulève le vélo par la selle, la TDS doit supporter 22kg et donc ne pas forcer sur le système hydraulique quand on tire sur la selle vers le haut. En une journée de test aucun signe de faiblesse.

Ajoutez des photos (2020px)

Place au ride !

Valberg, petite station des Portes du Mercantour qui avait accueilli les Enduro World Series l'année dernière et qui regorge de sentiers magnifiques dans ses environs. Nous avons eu la chance d'être en plus gâtés par une météo au beau fixe.

Encadrés par Greg Germain de 1001sentiers et son acolyte Kieran Page qui connaissent la région comme leur poche nous allons avoir le temps de faire 3 belles descentes sur la vallée de Guillaumes pour un total d'environ 2000m de D- et entre 10minutes et 30minutes de ride non stop pour chaque run. Bien évidemment avec un groupe de 15 journalistes et staff de chez Rocky, nous avons mis bien plus de temps.

Ajoutez des photos (2020px)

Pour faire vite et passer rapidement aux sensations que nous avons eu à rider ce nouveau vélo, nous avons fait la spéciale 1 de l'EWS de 2016, puis la spéciale des terres noires, puis une variante de la spéciale 2 (annulée en 2016) de l'autre côté de la vallée. 3 chemins en single tous magnifiques, tantôt roulants, tantôt techniques, tantôt très rapides et parfois trialisants. Bref on s'est gavé et on retrournera rouler là bas dès qu'on a le temps.

Côté remontées, 1001sentiers avait organisé les navettes et au final nous n'avons testé que pleinement les capacités du moteur sur 200m de D+ sur un chemin roulant et aussi assez varié. Bref nous n'étions pas là pour bouffer du D+ mais plutôt là pour nous rendre compte à quel point le Altitude Power Play 70 est vrai VTT et aussi fun qu'un Altitude sans moteur. Action !

Ajoutez des photos (2020px)

Premières impressions

Une fois le vélo réglé (vite fait) on saute dessus pour faire un tour de parking sans allumer le moteur. Avec seulement la petite console à portée du pouce gauche et sans gros compteur au centre, on se sent sur un vélo, pas un A380. La taille L est surement un poil petite en reach pour mon mètre quatre-vingt huit mais ce n'est pas grave.

Premiers coups de pédale sur le plat et on se croit sur un vélo classique. C'est maniable, ça pédale sans bruit, on tire un wheeling facilement puis un bunny et un manual. Cool ! Certes sur le bunny on joue des suspensions pour lever l'affaire mais avec des pédales plates, il monte aussi bien qu'un vélo classique. Apriori les 23kgs savent se faire oublier !

Ajoutez des photos (2020px)

Et le moteur ?

Second test, toujours sur le parking, on allume le moteur. Attention, il faut l'allumer à l'arrêt et sans les pieds sur les pédales afin de ne pas actionner le capteur de tension de la chaine car ça met le système en erreur.

Une fois allumé le système se met automatiquement sur le mode Eco et indique les barres de batterie. On met un coup de pédale assez soft et on sent bien le moteur qui entre en action. C'est très progressif et en rapport avec la force appliquée sur la pédale. En gros on ne sent pas un excessif boost d'énergie un peu spontané comme c'est le cas sur d'autres modèles de VTTAE classiques. On passe en mode Trail, on sent que ça balance plus la sauce à chaque coup de pédale puis en mode Ludicrous (Crazy) ça pulse tellement que si tu essaies de tirer un cabrage tu te retrouves sur le dos presque instantanément. Les premières impressions sont donc très bonnes, de la puissance maitrisée facilement par la force mise dans le pédalage. C'est très intuitif.

Ajoutez des photos (2020px)

Sur les chemins

Allez ! C'est enfin parti, tout le monde est prêt et on part enfin en direction du premier chemin. Bien évidemment avec Wade Simmons, Geof Gullevich (Gully), Jesse Melamed et Rémi Gauvin aux commandes ça part forcément à cent à l'heure. On essaie de tenir la cadence et on se rend vite compte qu'on y arrive ! Le chemin est rapide, sinueux et glissant de petites pierres mais on maintient facilement le cap et le vélo drift avec maitrise. Les changements d'angles pour s'adapter à une courbe inattendue sont eux aussi maitrisés facilement. Ça envoie !

Seule étrangeté, la mollesse des pneus. C'est super confortable à rouler mais un peu déconcertant car on sent un peu moins bien le terrain et les appuis sont dur à sentir. Par contre le tout rebondit de manière très joyeuse et contribue à nous donner un grand sourire après seulement 300m de chemins.

Ajoutez des photos (2020px)

On attaque le technique, le vélo se comporte bien, il est sécurisant. Les gros pneus gomment les petites pierres et la suspension porte bien dans le raide permettant de bien maitriser ses trajectoires. Dans les gros freinages il faut bien se mettre à cul pour arriver à maitriser tout ce poids qui part vers l'avant mais on s'habitue vite à cette manière de piloter et c'est même très agréable d'arriver dans les appuis comme ça.

Quand il n'y a pas d'appuis, on couche le bike comme si c'était une bête de course et le grip est là. Le centre de gravité bas fait qu'on peut aisément basculer le vélo d'un angle sur l'autre tout en gardant une trajectoire bien nette et modifiable au grès des besoins. Le pilotage a vue est un véritable plaisir!

Ajoutez des photos (2020px)

En saut

Le vélo est très agréable a tirer en bunny et à placer sur n'importe quelle contrepente pour s'amuser. On est très étonné d'y arriver aussi bien malgré le poids de l'engin. En saut pur c'est un peu différent. Même si son comportement est sain en l'air, il ne faut pas oublier de bien tirer avec les pieds aussi bien qu'avec les mains car son gros cul (comprendre: le moteur) ne va pas s'élever dans les airs tout seul... la preuve en image :D

Ajoutez des photos (2020px)

Pour l'anecdote et les comparaisons de style, Geof Gulevich a fait 2 tentatives pour mettre le vélo à plat. Chacune d'entre elles s'étant soldées par un ratterrissage plus que limite, les boudins tous tordus à drifter vers le trou à droite du chemin.. très sketchy ! Comme quoi le backstage d'une photo très stylée peut parfois ressembler à rien !

Ajoutez des photos (2020px)

En montée ?

Forcément vous voulez aussi savoir ce que ça vaut en montée? Et bien figurez-vous qu'on n'en a pas fait tant que ça. Seulement une petite vingtaine de minutes sur un single bien sympathique qu'on s'est efforcés de prendre à bloc en mode Ludicrous à slalomer entre les rochers avec nos pédales. On en profite pour dire que la garde au sol est tout à fait honnête sur ce vélo et il faut juste penser à jouer de sa technique pour esquiver les grosses pierres.

Le pilotage en VTTAE rend flemmard... on a vite tendance a vouloir pédaler quelles que soient les situations alors qu'en temps normal on aurait marqué une pose dans son pédalage, changé de rythme. Avec un moteur on devient vite fainéant et un peu con, mais c'est bien drôle et moins fatiguant - où va le monde ?

Ajoutez des photos (2020px)

En conclusion

Ce vélo est une tuerie. Ok certains ne voudront pas le placer dans la catégorie VTT car il possède un moteur, n'empêche que ça ne nous a pas empêché de rouler aussi vite qu'avec un enduro normal dans toutes les descentes qu'on a faites sur ce test. Rocky Mountain aura en tout cas apporté cette évolution dans le milieu du VTTAE: il est désormais possible de pouvoir rouler avec un moteur scotché au bas du vélo comme vous rouliez à l'époque avec votre enduro de 160mm. Leur pari est réussi car ce vélo c'est bel et bien un Altitude.

Et ce qui est bien c'est que si votre femme ne veut plus faire de navettes ou que vos jambes sont trop fatiguées, vous aurez toujours un moteur pour vous aider à remonter en haut de la montagne pour refaire un run !


En rapide résumé pour ceux qui n'ont pas eu envie de tout lire (on vous comprend). Voici a nos yeux les points forts et faibles du Altitude Power Play :

Points forts:

- Se pilote comme un VTT sans moteur
- Se comporte comme un VTT sans moteur
- Possède un moteur puissant au feeling dosé et efficace
- A une batterie qui se recharge rapidement
- A un look d'enfer : c'est pour le moment le plus beau VTTAE que nous ayons vu

Points faibles :

- La télécommande au guidon est fragile et en aucun cas ergonomique (un shifter de Di2 couplé à un mini écran ou à des voyants sur le dessus serait top).
- La batterie ne s'enlève pas pour la recharge - tu ne peux donc pas en avoir 2 et te faire ravitailler en énergie au milieu d'un long parcours
- Même si le moteur est silencieux, le passage de la chaine fait pas mal de bruit : apparemment ça s'atténue avec le temps et l'usure des plastiques qui frottent.

Ajoutez des photos (2020px)

4 commentaires

razgriz65
Statut : Gourou
inscrit le 04/07/08
Stations : 4 avisMatos : 29 avisPhotos : 1 photos du jour
"Points forts:
- Se pilote comme un VTT sans moteur"
euh..ca ca a le don d enerver... c'est du vocabulaire de vendeur de vae...
un vtt sans moteur, c est un vtt,point barre.

quand on lit que le truc en mode ludicrous ca cabre limite dangereux, que ca doit etre assisté a 300%, et que la chaine doit mordre meme pas 1/3 de la circonférence du plateau, on se rend compte que est plus du tout a parler de vtt, mais bien de MEAM...moto electrique asistée musculairement ou le pédalier est juste la pour pouvoir rentrer dans la catégorie vae et donc vtt...
me tarde juste qu aforce de s eloigner du vtt, le vae ait sa propre classe, et gère ses soucis sans pouvoir faire de mal au vtt.

qu on se méprenne pas, j'ai rien contre le vae en lui meme, c est un super engin, mais je supporte pas de voir rassemblé vtt et vae sous le même groupe...faut pas deconner
olivcucu
Statut : Expert
inscrit le 13/05/07
Stations : 41 avisMatos : 18 avisPhotos : 8 photos du jour
Je pense que tu devrais vraiment essayer un vae..
2
 

Connectez-vous pour laisser un commentaire

kampfar
Statut : Confirmé
inscrit le 21/10/08
Je me demandais quand Kona renierait ses racines Freeride et ferait un vtt électrique pour avoir sa part du gâteau financier.
Bah, le premier Canadien aura été Rocky M. Ce qui est logique pour une marque bien plus généraliste que Kona.
Never83
Statut : Confirmé
inscrit le 21/01/14
Matos : 7 avis
Kona à sorti un VAE déjà si je dis pas de bêtises, le VTTAE ne saurait tarder peut être ...
0
 

Connectez-vous pour laisser un commentaire

 

Connectez-vous pour laisser un commentaire