Eliott Lapôtre: Versatile Furious
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Eliott Lapôtre: Versatile Furious

Quand Eliott montre l'étendue des capacités de son vélo de freeride
Texte Edgar Hans
Photos Damien Guiot
Vidéo Edgar Hans
Texte Edgar Hans
Photos Damien Guiot
Vidéo Edgar Hans
Quand Eliott montre l'étendue des capacités de son vélo de freeride

Edgar Hans et Eliott Lapôtre sont devenus les spécialistes des vidéos bien énervées tournées dans le quart nord-est de la France. Les revoici donc pour un nouvel épisode ! 


Depuis que le nouveau Furious a été dévoilé, nous avons recherché le meilleur moyen de dévoiler sa versatilité. Le principe est simple, il va partout où le rider a envie d'aller. Il laisse la place au plaisir de rouler, tout simplement.
Nous avons alors imaginé plusieurs scènes, plusieurs types de terrains qui nous ont permis de nous exprimer, tant Eliott derrière son guidon que moi derrière à la réalisation.
C'est ainsi que l'idée d'une introduction en pleine nuit est apparue. Il s'agissait ici d'effacer la nature pour nous focaliser sur le vélo et son pilote. Nous avons ensuite imaginé une transition nuit/jour, une transition qui crée la surprise avec le même point de vue lors de deux situations complètement différentes. Le plus compliqué était de ne pas voir les lumières dans le champ de vision de la GoPro. Le but étant d'amener petit à petit un ensemble de terrain de jeux différents. 
Comme à notre habitude, la vidéo a été réalisée dans les Vosges. Les forêts y sont une source d'inspiration et un formidable lieu pour pratiquer la bicyclette tout terrain. L'introduction est donc suivie par une loamy Vosgian track assez typique, mais surtout très fun et plutôt rapide. Voici une sorte de speed and style, à la sauce Lapoire. Avec une partie réalisée en bikepark, et la seconde dans le jardin carrément atypique d'Eliott. 
Et pour finir, quoi de mieux qu'un beau freeride. Un freeride unique en son genre, encadré par la nature. Ce fut l'une des parties les plus complexes, puisque relativement dangereux. En termes de filming également, difficile de rendre la raideur du spot. Mention spéciale sur le dernier passage d'Eliott, où les cailloux se sont petit à petit entassés sur la partie basse de la descente, rendant la chose encore plus corsée.

L'interview d'Edgar :

Pourquoi avoir choisi de shooter de nuit pour le début de la vidéo ?

Le ride en pleine nuit a toujours été fascinant pour moi, la vision est totalement chamboulée, on ne voit qu’un espace réduit où l’on oublie tout le reste. Le terrain, la vitesse, les bruits, tous les repères changent puisque la nature s’efface partiellement. Cette partie de la vidéo permet de souligner le vélo et son pilote, un combo perdu dans un nouvel univers. C’est bien entendu un défi technique, prenons par exemple le plan POV d’Eliott, toute sa complexité réside dans le fait que les lumières n’apparaissent pas directement dans le champ de la GoPro, tout simplement puisqu’elles ont suivi Eliott. Le KS fut également complexe, puisqu’il fallait éclairer proprement la figure, mais aussi l’ensemble de la prise d’élan pour permettre d’obtenir la vitesse nécessaire. La réflexion dans l’éclairage nous a permis de souligner les actions au milieu de la nature, de dévoiler une histoire sous une vue différente.


Pour le shooting de nuit, combien de temps est-ce que ça vous a pris ? Quels moyens avez-vous du mobiliser pour l'éclairage ?

Deux soirées auront été nécessaires à la réalisation des six plans ride de nuit. Une de plus pour la lune et le timelapse des étoiles, ainsi qu’une dernière pour l’illumination zénithale des sapins. Nos moyens en termes d’éclairages étaient relativement restreints, il n’y avait pas de groupe électrogène et uniquement des spots LED. Deux spots Aputure (528S me semble-t-il) munis de batteries dont l’autonomie fut plutôt aléatoire. Suivi par deux spots LED DIY (Do It Yourself) alimenté par des piles pour l’un, et des accus de modélisme pour le second. Pour finir des petits spots qui nous servaient à éclairer les prises d’élans. Le tout tient dans un sac relativement léger. Le plus complexe est finalement de faire recharger le tout.

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Quel matos as-tu utilisé pour cette vidéo ?

Ma caméra principale est une Sony a6300 agrémentée d’un speed booster Metabones. Je suis un grand fan des optiques fixes, le seul zoom utilisé dans la vidéo est un 16-35, principalement à 16mm en tant que grand-angle. Ma câble cam est totalement fait maison. Je suis parti de mes besoins en termes d’image et de portabilité pour la concevoir. Il me fallait donc un système léger, facilement transportable, stabilisé, avec une image correcte et sans fish-eye, la possibilité de faire du slowmo, de contrôler la direction de la camera à distance, mais également d’avoir un retour vidéo, et surtout quelle ne me coûte pas un bras. Un sacré remue-méninge en somme. Grâce à internet, j’ai pu trouver un ensemble de produits qui m’ont permis de créer quelque chose qui me correspond vraiment pas mal. Ce n’est clairement pas la meilleure câble cam, mais elle nous permet de réaliser des images à des endroits et à une vitesse inimaginable en drone. Pour le drône, celui-ci est beaucoup plus conventionnel (et c’est pas plus mal, je me rappelle avoir réparé la 'tiro' la veille du tournage), c’est un DJI phantom, une valeur sure. 

Quelques images exclusives de son système de cable cam.

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Un aperçu du "behind the scenes" ? C'est par ici :

Parle-nous des différents spots que tu rides et pourquoi vous avez voulu les shooter ?

L’ensemble des spots de la vidéo sont proches de la maison, soit en bike park Vosgien (La Bresse et le Lac Blanc), soit au-dessus de la maison, ou bien dans un freeride vu il y a fort longtemps dans un magazine Big Bike. Ce sont des endroits qui correspondent à Eliott en termes de riding, mais également en termes de shooting, choisis et sélectionnés spécialement pour rentrer dans l’univers de cette vidéo. De multiples terrains pour un vélo versatile et compétent.

Eliott, Était-ce la première fois que tu roulais de nuit ? Quelles étaient les principales difficultés pour rider ?

Oui, premier ride dans la nuit complète. Le plus dur était de voir la piste, car il n’y avait ni de lumière sur mon casque, ni sur le vélo. Les repères changent totalement, d’autant plus lorsque les lumières sont en mouvement, comme dans le plan avec la GoPro. Les ombres bougent, et ce n’est vraiment pas facile d’arriver à faire un passage qui ressemble à quelque chose. De même pour le KS, où ce n’était pas facile de prendre de la vitesse pour enchainer sur un step-up, c’est vraiment des bonnes sensations même si je n’étais pas totalement chaud au départ. Une bonne expérience qui fait que la vidéo sorte un peu de l’ordinaire. 

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Avez-vous privilégié le positionnement des lumières pour faire de belles images ou pour voir là où tu allais ?

Les deux, impossible de faire des images correctes si je n’arrive pas à rouler correctement. De même si la scène est trop éclairée, l’intérêt de la nuit se perd. Il fallait donc trouver un compromis entre les deux pour obtenir quelque chose de qualitatif. C’est surtout cela qui a pris du temps, le placement des lumières, les tests, etc. Ce fut un beau projet qui nous motive à repartir sur de nouvelles idées…

Mot de la fin pour remercier ceux qui nous ont aidés directement ou indirectement dans la réalisation de ce chouette projet (ils/elles se reconnaitront)

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4 commentaires

kampfar

inscrit le 21/10/08
Super atmosphère bien prenante. On est complètement immergé avec le rider pendant 2 min.
Bon travail devant et derrière la caméra.
edgarphotographie

inscrit le 16/11/17
Merci beaucoup, ce fut un assez gros travail mais ce genre de commentaire nous motive à continuer ! :)
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