Test Bluegrass BRAVE 2017

4 tests de casques Bluegrass BRAVE.

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Le poids plume de chez Bluegrass

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Profil du testeur : 26 ans | 1,85m | 77kg | Avancé | Lescar
Acheté : 249€ en ligne
Conditions du test : Boue, sec, chaud, neige, vent, pluie, enduro, Freeride et DH. Testé à Venosc, Montclar et d'autres spots de l'Oisans.

Présentation

Depuis 2010, la jeune marque de protection Bluegrass a gagné très rapidement en notoriété à l’aide géant du casque MET. Aujourd’hui c’est une marque de référence qu’on croise partout, et son dernier bébé c’est le Brave… oui encore ! Le Brave existe depuis les premiers pas de Bluegrass dans le monde du casque, mais celui-ci n’a plus rien à voir avec celui de 2010. En fait ce sont deux casques complètement différents qui ont échangés leurs noms : donc ne pas confondre le vieux « Brave Explicit » qui s’appelle aujourd’hui « Explicit » et le petit nouveau qui s’appelle juste « Brave »… BREF !

Le Brave 2017 découle de pas mal de R&D : Bluegrass utilise un logiciel d’acquisition de données sur tous leurs cobayes (comprendre top-pilotes) en WC DH et EWS. Toutes ces datas leur ont permis d’encadrer les paramètres à inclure sur leur casque :

  • Une mousse EPS : à l’inverse des casques EPP qui protègent bien contre les impacts faibles/moyens répétés mais ne protègent pas contre les gros chocs, les mousses EPS quant à elles visent la protection contre LE gros crash ! Celui dont on ne se relèverait pas avec un EPP. Après ce genre de gros gros impact il faudra changer le casque.
  • Des inserts D3O : c’est une sorte de gel/mousse « vivante » qui se durcie en fonction de la sévérité de l’impact pour mieux absorber le choc. Elle sert donc à mieux protéger la mousse EPS et augmenter la durée de vie du casque vis-à-vis des petits impacts. Les inserts sont localisés à des endroits stratégiques généralement surexposés à ce genre de petits impacts. L’utilisation de cette technologie est une première pour un casque.
  • Une visière en 2 points d’attache retravaillée et plus flex, comme on retrouve sur un Urge par exemple. Une visière flex se tord (ou se casse) lors d’un crash : elle n’a pas l’influence néfaste d’une visière rigide sur la torsion du cou.
  • Aération et respirabilité optimisée : 12 entrées d’airs dont : 4 grosses sur le haut du crâne, 4 petites sur le front et 4 grosses sur la mentonnière. 8 sorties d’air à l’arrière, donc 20 ports de ventilation au total ! En plus de ça la mentonnière ressemble un peu au bec d’un aigle (si si je vous jure !), le logo de Bluegrass.
  • Certificat ASTM (qui vérifie aussi la mentonnière et qui est plus poussée que la certification CE),
  • Compatibilité neck-brace et Eject-System,
  • Fermeture double D,
  • etc…

Ce casque se voue à une pratique gravity (Enduro et DH) et un kit de montage de caméra est disponible. Sur le papier, cela permet de garder le casque dénué de fixation et de monter le kit uniquement quand c’est nécessaire.

Poids (non vérifié) : 1085 g en taille L.

Références de comparaison

Urge, Fly-Racing, IXS, Bluegrass (un ancien Brave-Explicit)

Première impression

Le casque est très sobre et classe en noir/rouge/blanc brillant. Les courbes et la finition sont hyper soignées et le logo est surdimensionné mais sans utiliser des effets dans tous les sens : simple, beau, et harmonieux. Ca claque !

Je regrette un peu l’utilisation d’une fermeture double D, même si c’est compréhensible. Les attaches rapides peuvent casser, et que ce soit pour des motifs évidents de sécurité lors d’une chute ou de budget (si elle casse, vous devrez changer votre casque), l’attache double D est quant à elle fiable et increvable.

Taillant et maintien

J’ai toujours été habitué à prendre du L sur mes précédents casques, et celui-ci n’a pas échappé à la règle. En l’essayant, on se rend compte qu’il taille petit. Ce n’est pas la faute pads supérieurs : ils maintiennent bien le haut du crâne et de manière uniforme, sans point de pression. Non, le soucis c’est plutôt les pads surdimensionnés des joue, elles me compressaient tellement ma tête joufflue que s’en était vraiment inconfortable. Pour le coup le maintien était excellent, mais j’avais un peu l’impression d’être comme un kiwi dans un presse-ail… Bluegrass a assuré et m’a envoyé un jeu de mousse XL.

Sur les conseils du sergent-chef Oliver j’ai continué à rouler un peu avec les L pour voir si elles se tassaient. Après m’être obstiné pendant 5 sessions avec, j’étais toujours hyper compressé et le constat est que ça n’a jamais été aussi bon de retirer un casque! Mais après la 6ème session, j’ai été frappé par l’absence de fourmi dans mes joues… miracle ! Les mousses se sont enfin faites à ma tête et j’ai enfin pu profiter de l’excellent maintien que procure le Brave sans l’inconfort qui l’accompagnait les sessions d’avant. Et quelques sessions après, le confort était enfin là ! Donc il y a eu un long rodage avec mon casque avant de profiter pleinement des qualités de ce poids plume.

Pour info j’ai essayé les mousses XL : la tête rentre mieux, les joues sont du coup moins compressées mais le maintien chute drastiquement. Je pense que je préfère faire 5 sessions avant de profiter de toutes les qualités du casque, plutôt que de profiter d’un confort immédiat sans l’intégralité de ses qualités.

Respirabilité

Comme d’habitude chez Bluegrass, la respirabilité est excellente. Elle contraste beaucoup avec son visu de casque imposant. Même si j’ai observé pendant mes sessions enduros qu’on atteint ses limites dans les grimpettes raides et longues (forcément…), pour un casque qui s’attèle aussi à la DH c’est du très-très bon. Merci aux ports surdimensionnés de la mentonnière !

Conception

La visière s’agence bien dans la morphologie du casque et dirige l’afflux d’air vers les deux ports de ventilation supérieurs, cependant elle a l’air fragile. J’ai une impression assez mitigée sur le système d’ancrage uniquement par 2 vis : la visière bouge pas mal quand on la touche même avec les vis serrées au max. Cependant elle ne bouge pas pendant les runs, même si on la retrouve souvent en fin de journée un peu en travers. Attention je ne pense pas qu’il soit possible d’y coller une GoPro, elle est trop flex et le footage tremblera trop pour en faire quoi que ce soit.

Le kit de fixation pour caméra embarqué est clairement un raté. Il faut visser une fixation sous une des deux vis de la visière et venir clipser le support sur la fix. Même en clipsant le plus fort possible, le kit se déclipse à la première grosse secousse. Le test canapé parle de lui-même : la fixation est restée accrochée 0 fois sur 5 avec ma GoPro accrochée et seulement après une secousse basique avec mes mains, donc je n’imagine même pas le vol qu’elle prendrait sur un gros trop-long ! J’ai peut-être la poisse en tombant sur un modèle capricieux… Vous aurez certainement plus de chance que moi !

En revanche il y a moyen de coller une fixation juste derrière la visière sur le haut de la tête : la visière forme un petit creux et on a juste l’impression que c’est fait pour ça ! C’est d’ailleurs un angle de vue qui revient souvent chez les top-pilotes de la marque.

Ventilation

Juste avant le Brave, j’utilisais un casque hyper-hyper bien ventilé : le genre de casque qu’on peut garder toute la journée sans surchauffer. Là le Brave est bon, sans exceller. La surchauffe se fera ressentir entre les runs et pendant les journées chaudes. Et pour ceux qui se le demandent : oui vous allez transpirer, mais si ça peut vous rassurer l’intégralité des mousses à l’intérieur sont détachables pour les laver.

Vision/intégration des masques

Le champ de vision est excellent horizontalement, les bords du casque sont assez éloignés. En revanche il est restreint verticalement : la mentonnière surdimensionnée y est pour quelque chose. L’excellente respirabilité se paye donc un peu ici : la mentonnière cache l’ensemble de l’avant du vélo (pneu compris) lorsqu’on regarde loin. Donc en gros ça n’altère que la vision périphérique mais ça m’a fait un peu bizarre de ne pas avoir l’info de la position du pneu avant. Ceci-dit le problème ne se rencontre qu’en position « chill », quand on attaque couché tête derrière le guidon, ce n’est plus un problème !

Côté intégration je n’avais que le Scott Prospect sous la main mais il passe. C’est un gros masque mais qui s’intègre bien avec ses branches articulées. A vérifier donc, mais il me semble que l’emplacement est assez limité verticalement.

Protection contre les impacts

Pour juger de la protection d’un casque par rapport à un autre il faudrait se prendre la même chute, au même endroit, à la même vitesse, sur la même terre, … C’est une propriété très difficile à apprécier mais il est plus simple d’en juger par les certifications que le Brave a obtenu : il est certifié ASTM ! C’est une certification qui est plus dure à obtenir que le simple CE : plus d’impacts, vitesse plus élevée, tête plus lourde, mentonnière testée, … etc. En ce qui me concerne je n’ai pas relevé de différence sur l’absorption d’impact par rapport à mes autres casques : la technologie D3O ne sert pas à ça, mais bien à protéger la mousse EPS pour qu’elle reste dans le meilleur état possible en attendant ce fameux gros impact, et c’est vraiment bien pensé.

Conclusion

Le Brave de Bluegrass est un cumul de réflexion. Il a été élaboré dans une seule optique : aucune concession ! C’est le poids du Brave qui fait sa gloire, c’est exceptionnellement light pour ce type de casque. Sur les autres critères ce poids plume est bon partout : bonne aération, bon confort, excellent maintien et très bonne respirabilité. Il se paye en plus un design classe, une durée de vie améliorée par les inserts D3O et une certification ASTM qui garantit d’une protection supérieure.

Concevoir un produit est un jeu de concession. En deux mots le Brave n’est pas excellent dans tous les domaines mais il n’est mauvais nulle part ce qui est particulièrement impressionnant pour un casque haut de gamme aussi abordable : 249,90€ PCP.

Mise à jour du 28 avril 2018

Photos Sarah Vernier / Texte Vincent Jarné                                                               

Pour qui ?

Je le conseille à tous ceux qui cherchent un casque haut de gamme sans pour autant casser la tirelire. Pour les pilotes d'enduro engagé et de DH, attention aux plus grandes têtes !
8/10
Confort
Aération
Taillant
Qualité de la peinture
Rigidité mentonnière (intégral uniquement)
Solidité visière
Facilité à l'enfiler
Emplacement caméra embarquée
Rapport qualité/prix

Points forts

-Léger
-Respirabilité
-Look
-Maintien
-Protection supérieure

Points faibles

-Visière ?
-Kit MOPOV

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