Test Oakley JAWBREAKER

3 tests Oakley JAWBREAKER.

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oxxentiel

La paire parfaite ?

Avis sélectionné
Profil du testeur : 22 ans | 1,79m | 65kg | Expert | Entre-deux-Guiers
Conditions du test : 1 an dans toutes les conditions possibles : de -10°C à 35°C, sous la pluie, sous le soleil, sur la neige, dans la boue, dans la poussière...

Oakley Jawbreaker Photochromic 2018

Le décor

Oakley a été créée en 1975 par Jim Jannard dans son garage en... Californie, forcément. Petite anecdote, Oakley était le nom du chien de Jim Jannard, qui se couchait souvent au pied d'un chêne, d'où le nom Oak-ley. #wikipédia

La première paire de lunettes dédiée au vélo date de 1984 (les Factory Pilot Eyeshades) donc la marque a une petite expérience dans le domaine. Les Jawbreaker sont sorties en 2015 après avoir été teasé depuis 2014 par les athlètes sponsorisés par la marque selon leur mode de fonctionnement habituel. C'est un des modèles les plus chers de la gamme cyclisme & VTT avec un modèle de base à 202 € (photochromiques à 242 €) mais heureusement, on peut assez facilement les trouver bien moins cher maintenant.


En statique

Les Jawbreaker arrivent dans un bel étui à fermeture éclair avec pochette en microfibre qui sert également pour nettoyer les verres et nez en caoutchouc de rechange. Rien à dire là-dessus, il y a tout ce qu'il faut. Le nez n'est pas ajustable, en revanche on peut régler la longueur des branches sur 3 positions pour adapter les lunettes à toutes les têtes. La paire pèse 33 g, il y a plus léger mais ça reste acceptable.

Comme toutes les Oakley ou presque, la monture est personnalisable donc vous pourrez ajuster les couleurs pour qu'elles soient parfaitement assorties à votre casque, votre vélo, votre chat... moyennant quelques billets de plus. J'ai la version "de base" pour les verres photochromiques, un noir brillant / gris anthracite mat / argenté (pour le logo) discret mais qui va bien avec la couleur du verre.

On peut également changer les verres pour les adapter aux conditions mais ça devient un peu superflu avec ces verres photochromiques. Le principe des verres photochromiques, c'est de s'adapter au niveau de lumière. Chez Oakley, ils varient de 23 % à 69 % de transmission de lumière soit de la catégorie 2 à la catégorie 1 (tout en filtrant 100 % des UV en permanence). Plus besoin de changer de verres suivant la météo ! Et surtout, plus de problème d'éblouissement en traversant une clairière ou de rouler dans le noir en traversant une forêt. Catégorie 2 maximum ça peut paraître un peu faible cependant, les lunettes de soleil non photochromiques sont en catégorie 3 habituellement (8 à 18 % de transmission). On verra ce qu'il en est sur le terrain. Pour info les verres Prizm Trail sont à 36 % de transmission de lumière, donc catégorie 2 eux aussi.

Le changement de verre a quand même un avantage, c'est de pouvoir racheter uniquement le verre lorsqu'il est abîmé, ça permet de faire quelques économies (entre 80 € et 160 € suivant le type de verre sur le site Oakley).


On a compris, roule !

Sur le vélo le poids des lunettes ne se fait pas sentir, elles sont très stables et ne bougent pas. Pour autant, les branches ne serrent pas trop le crâne donc pas de douleurs même près plusieurs heures sur le vélo. A haute vitesse, leur forme bien couvrante protège des courants d'air et des projections de boue ou de poussière qui viennent chatouiller la cornée (c'est mieux de piloter avec les yeux ouverts ;) ).

Le système de changement de verre est très simple à utiliser et respire la solidité (cf. photos 3 à 5) : le nez est articulé, il suffit de le pincer et de le faire pivoter vers le haut pour libérer la "mâchoire" grise et refaire pivoter le tout en arrière (photo 4). A ce moment, il n'y a plus qu'à tirer sur la demi-monture du bas et le verre est libre (en général il reste un peu accroché à la demi-monture haute, il faut tirer gentiment dessus pour l'enlever mais ça lui évite de tomber par surprise).

Côté verre justement, le photochromique est vraiment efficace. Oakley annonce 27s pour passer de l'état le plus clair à l'état le plus foncé, ça peut paraître long mais dans les faits la transition ne se sent absolument pas et je n'ai jamais eu de problème de trop foncé ou trop clair. La catégorie 2 maximum ne gêne pas, même en plein soleil je n'ai jamais été ébloui. Je les utilise aussi en ski de fond et c'est peut-être là que je peux leur faire 2 petits reproches :

- même par ciel bien gris les Jawbreaker sont en mode foncé à cause de la réverbération de la lumière sur la neige

- en plein soleil et avec la neige, on est vraiment à la limite du verre sur la transmission de lumière, il gagnerait à pouvoir filtrer un peu plus (le verre neige de Oakley ne laisse passer que 11 % de lumière contre 23 % pour le photochromique en mode foncé).

Par ailleurs c'est un peu dommage que la teinte du verre soit neutre, c'est la plus polyvalente mais le rose est bien plus confortable pour les yeux (et meilleur sur les contrastes). A quand un Prizm Trail photochromique ?

Côté buée, comme l'a signalé thomythomthom sur son test, le traitement anti-buée sur l'intérieur des verres a fini par partir à force de les nettoyer donc quand on s'arrête après un effort un peu intense, c'est vite le brouillard. Cependant les aérations (6) sont bien placées et la buée repart aussi vite qu'elle est arrivée (quelques secondes) dès qu'on se remet à bouger, même lentement.

Enfin, pas de soucis à signaler sur la solidité de l'ensemble de mon côté, j'ai déjà pris plusieurs branches droit sur le verre sans que ça ne l'affecte. Bon, évitez quand même de faire tomber ces Jawbreaker droit sur un caillou, c'est pas prévu pour ça. La monture n'a pas pris de jeu pour l'instant, les plastiques et caoutchoucs se portent très bien.


Conclusion

Si vous cherchez une paire de lunettes pour tout faire et que vous avez le budget, n'allez pas plus loin ! Ces Jawbreaker Photochromic sont vraiment performantes et les rares reproches que je peux leur faire sont vraiment de l'ordre du détail, facilement réglables qui plus est (suffirait de prendre un verre plus adapté à la neige pour skier, par exemple...). Leur couverture du visage (donc la protection) est vraiment un atout par rapport aux autres modèles, j'ai pas mal roulé avec des Radarlock avant et c'est le jour et la nuit de ce côté. Après il faut aimer le look, c'est personnel.

Est-ce qu'elles valent 242 € ? C'est très cher pour une paire de lunettes (plus cher que pas mal de casques), trop à mon sens mais heureusement, c'est assez facile de les trouver aux alentours de 160 € sur internet. Ça reste cher mais ça passe déjà mieux. C'est du Oakley après tout, il faut bien payer leur département marketing :) .

Pour qui ?

Tout le monde !
9/10
Look
Confort
Maintien
Qualité des verres
Champ de vision
Résistance à la buée

Points forts

- Champ de vision
- Protection des yeux
- Photochromique efficace
- Qualité du verre (pas de déformation, résistance aux rayures)
- Stabilité sur le visage
- Système de changement des verres fiables et efficace

Points faibles

- Eventuellement le poids (en course à pied)
- Une seule teinte de verre (neutre) disponible en photochromique, pas de rose ou de Prizm pour optimiser les contrastes et le confort visuel
- Prix

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