Test LIFT MTB LIFT-MTB V2 Classic 2017

1 test LIFT MTB LIFT-MTB V2 Classic.

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Never83

La solution électrique alternative !

Avis sélectionné
Profil du testeur : 22 ans | 1,78m | 75kg | Avancé | Hyères
Acheté : 1548€ en ligne
Conditions du test : Chaleur terrible, terrain sudiste ultra sec, environ 2 mois et 250km

Test moteur LIFT MTB


LIFT MTB est une marque française qui crée des kits moteurs électrique pour VTT. Ces kits permettent de transformer presque n’importe quel vélo (80% des vélos du marché) en vélo électrique. Le kit se compose du moteur, de la plaque de fixation qui fait la liaison entre le moteur et les plots ISCG, deux manivelles avec deux plateaux (dont un narrow wide, le secondaire), et enfin d’une gâchette de contrôle qui permet de gérer la puissance donnée au moteur. Eh oui, c’est la spécialité de ce kit : ce n’est pas un capteur de puissance (même si LIFT le propose, ce n’est qu’une petite partie des ventes) qui fourni l’assistance électrique, ici c’est vous qui contrôlez les watts que vous voulez donner. On est donc bien sur une transformation VTT électrique plus q’un VTTAE.

En effet le pignon de sortie du moteur possède une roue libre ainsi que le pédalier ce qui permet de pouvoir se servir du moteur sans pédaler.

Côté batterie, elle est reliée au moteur par un câble et des cosses de branchement assez simples. Il est possible de la fixer sur le cadre, il faut seulement qu’il y ait la place nécessaire ce qui n’est pas souvent le cas, il faut alors la mettre dans le sac à dos.


Montage

Pour le montage, la procédure est assez simple. Il faut tout d’abord démonter son pédalier. Vient ensuite le montage de la plaque de fixation avec le moteur déjà fixé dessus, celle-ci vient s’adapter sur les plots ISCG. Il faut alors installer le pédalier fourni avec le kit, mettre en place les chaînes respectives (celle du moteur au plateau extérieur et celle de votre transmission habituelle). Le moteur est sécurisé par un simple gros collier Cerflex pour éviter le mouvement à l’accéleration. Enfin on monte la gâchette de contrôle au guidon en prenant soin de faire passer les câbles proprement entre celle-ci et le moteur. J’ai eu l’occasion d’avoir en option le guide chaîne et l’écran de contrôle qui lui se monte sur la potence.

La marque annonce 10 minutes de montage c’est à la fois vrai et faux : pour le premier montage c’est plus long étant donné qu’il faut tout régler pour que tout soit bien aligné, pour qu’il y ait une bonne ligne de chaîne. Mais en effet une fois tous ces réglages faits au premier montage, le montage démontage se fait très rapidement.


Roulage

Après avoir chargé la batterie, on la place dans le sac on la relie aux connecteurs qui sont situés au niveau de la douille de direction. On appuie sur le bouton Start/Stop et c’est parti.

La prise en main est assez rapide, le dosage de l’accélération avec la gâchette est vite compris. Le plus compliqué pour ma part a été de comprendre sur quel rapport me mettre : ayant le moteur en plus je pensais que je pouvais utiliser une démultiplication plus grosse mais au final ce n’est pas le cas, je suis resté sur les rapports habituels (ou un pignon plus petit tout au plus) la seule différence étant que l’on va plus vite et qu’on se fatigue moins ! L’autre point technique c’est qu’il faut penser à ne pas accélérer lorsqu’on veut passer une vitesse, exactement comme en voiture ou en moto ; une fois cette habitude prise et le geste maitrisé pour avoir une belle fluidité passage des vitesses/accélération c’est là qu’on commence à prendre un sacré plaisir et qu’on évite de démonter son dérailleur à chaque passage de vitesse.

En effet c’est à ce moment là que j’ai commencé à vraiment me régaler, lorsque je donnais pas mal de puissance au moteur et qu’il fallait passer les vitesses rapidement j’avais l’impression d’être de retour sur une moto d’enduro. Les montées peuvent être avalées en un temps record (pour exemple 3min au lieu 12min en mettant plein gaz sur une montée que j’ai l’habitude faire). L’avantage ici est que l’on peut même arrêter de pédaler si on est fatigué ou un peu flemmard, tout se gère à la gâchette grâce à la roue libre placée au niveau du pignon de sortie du moteur et celle du pédalier. Les montées et autres faux plats deviennent une phase plaisante des sorties au même titre que les descentes. J’entends déjà les anti-électrique venir : « oui mais du coup on ne se fatigue plus ce n’est plus du vélo » ; et bien c’est faux, si je reprends l’exemple donné des 3min contre 12, certes je libérais toute la puissance du moteur mais aussi de mes jambes ! Je suis arrivé en haut exténué tout simplement. La seule différence c’est que j’y avais pris du plaisir au vu de la vitesse à laquelle j’allais. Bien entendu on peut monter comme un bourrin comme je viens de le décrire mais il est aussi tout à fait possible de rester tranquille et du coup d’assurer la consommation de sa batterie. Et c’est là tout le challenge : mettre le bon braquet et donner ce qu’il faut de puissance selon son état de fatigue ou son envie de forcer ou non. Le moteur permet de faire des sorties plus longues que d’ordinaire pour un niveau de fatigue équivalent et c’est pour moi le principal intérêt. Cela permet également d’aller découvrir des spots où l’on n’osait pas s’aventurer à cause de la difficulté physique. Autre avantage de ce kit LIFT MTB c’est de pouvoir se servir du moteur sans être dessus lorsqu’on monte un sentier abrupt et infranchissable sur le vélo : on ne force plus pour faire monter le vélo, bienvenu vu qu’il a pris 3kg supplémentaires ! Le seul reproche que j’aie à faire concerne le franchissement : à basse vitesse dans des parties trialisantes et/ou ayant un dénivelé important j’ai eu beaucoup de mal à gérer l’accélération.

Passons à la partie descente ; après avoir été content de monter pour une fois, lorsque j’ai attaqué ma première descente j’ai été assez surpris par le comportement du vélo : je me suis fait surprendre sur le premier freinage par l’embonpoint d’environ 3kg du moteur, cela m’a fait perdre mes repères puisqu’il a fallu que je revoie mes distances de freinage mais je me suis vite habitué. En revanche, le point positif est que, le moteur étant placé au niveau du boitier de pédalier, le vélo devient collé au sol ! Dans le défoncé il ne bouge plus du tout c’est un régal et la maniabilité n’en est que très peu impactée. J’avais vu des pros en DH rajouter des poids sous leur boitier de pédalier je ne comprenais pas pourquoi, maintenant oui. Ce surplus de stabilité permet de passer à une vitesse folle à des endroits où on se fait secouer habituellement. Au final je ne me servais que très peu du moteur en descente mais lorsque que je le faisais pour ressortir de virages serrés notamment c’était vraiment appréciable un petit coup de gâchette avant le coup de pédale pour donner de l’élan et on ressort comme une balle. J’ai essayé d’en abuser un peu plus dans des parties rapides mais ça devient très rapidement ingérable au vu de la vitesse prise, j’atteignais les limites du vélo. Pour ce qui est de la garde au sol je n’ai eu plus de soucis que ça, je n’ai jamais tapé le plateau principal en 38 dents et je n’ai tapé qu’une seule fois sur le sabot moteur qui n’a pas bougé. Si on y fait un minimum attention cela ne pose pas de soucis.

Pour ce qui est de l’autonomie je dois dire que c’est difficile à dire : j’avais une batterie de 14.5Ah/522W qui m’a permis de faire pour ma plus grosse sortie 40km et 1850m de D+. Il me restait encore 5% de batterie. Mais bien entendu tout dépend de l’assistance que vous vous donnez. Des valeurs sont données sur le site de la marque, je vous invite à aller le consulter pour vous donner une idée. L’écran de contrôle que j’ai pu avoir (en option à l’achat) était un vrai plus pour le suivi de la consommation d’énergie puisqu’il donne le niveau précis de la batterie (en plus des diodes placées sur la gâchette), la consommation instantanée mais aussi la consommation moyenne de la sortie.

En ce qui concerne le fait de mettre la batterie dans le sac, je pense que certains y seront réfractaires et je le conçois tout à fait. Il est vrai que lors de longues sorties et ayant un sac déjà bien chargé je sentais le poids sur la fin. Mais pour avoir essayé avec un plus petit sac avec juste la batterie dedans et la gourde sur le vélo on ne sent jamais son poids.


Conclusion

J’ai trouvé ce kit moteur LIFT MTB très intéressant tout d’abord pour sa modulabilité, ne pas avoir à acheter un second vélo électrique est un vrai plus (souvent hors de prix pour avoir un montage correct) mais aussi pour sa simplicité d’utilisation qui se démarque des standards. C’est une solution alternative qui vaut le détour et qui, même si elle a un coût, peut se révéler intéressante.


https://www.lift-mtb.com/

Pour qui ?

A tous ceux qui recherchent une solution alternative et moins couteuse au VTTAE pour un plaisir assuré
8/10

Points forts

+ Modulabilité
+ Prix
+ Pas de second vélo à acheter pour avoir un électrique

Points faibles

- Batterie dans le sac pour la plupart des cas
- Ergonomie de la gâchette V2 revue sur la V3)
- Câble pour relier la batterie au moteur

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commentaires

5 commentaires

davelepec
Statut : Expert
inscrit le 22/11/07
Stations : 6 avisMatos : 2 avis
Salut,La batterie dans le sac, le poids mal réparti du moteur, le câble batterie gênant et surtout aucune homologation donc interdit sur toute voie ouverte à la circulation (normalement autorisée que sur terrain privée) et l'impossibilité de faire de compétition VAE avec font que ce système est une fausse bonne idée.
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LOTD974

inscrit le 08/04/17
Matos : 6 avis
Tout à fait d'accord avec @davelepec. Même si l'idée au départ n'est pas si mauvaise (assistance), là c'est plus un moteur à propulsion ^^
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Never83

inscrit le 21/01/14
Matos : 7 avis
Désolé pour commentaire inutile précédent, j'ai pas compris pourquoi il s'est posté..
Je disais donc, davelepec : la batterie dans le sac c'est sûr ça peut refroidir mais je pense qu'il faut essayer avant d'en parler. J'étais peu enthousiaste à cette idée avant le test mais au final je m'en suis accommodé. Le câble c'est gênant oui et non, si tu arrives à le faire passer comme tu veux tu ne le calcule pas. Pour ce qui est poids mal réparti du moteur j'ai pas tout saisi, je me suis si mal exprimé dans le test ? ^^ au contraire je le décris comme un plus si tu lis bien.
Et en effet pour ce qui est de l'homologation et de la pratique en compétition ce n'est pas compatible mais LIFT le précise et c'est un parti pris.
LOTD974 : Oui je le marque dès le début "On est donc bien sur une transformation VTT électrique plus q’un VTTAE". Mais bon attention c'est pas une machine de guerre non plus hein ^^
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jayscie73

inscrit le 18/09/12
Matos : 1 avis
J'ai deux vélos élèctriques, un de 3000w qui roule à 55km/h sans pédaler et un équipé du lift mtb. Je peux affirmer que le lift mtb reste une assistance et non un moteur autonome.
Biensur on peut rouler sur le plat sans pédaler mais en monté, malgré la démultiplication ça reste un moteur 36v de 750w donc il faut pédaler pour avancer ;)
Mes deux montures fonctionnent avec batteries déportés dans le sac, pour avoir essayer plusieurs solutions, c'est pour moi la plus pratique et polyvalente. Une fois le bon passage trouvé pour le cable, on n'y pense plus que pour le branchement.
Le vélo reste léger et maniable, le moteur étant très bas, le comportement général du vélo reste assez proche de celui sans moteur.
Les batteries du lift ne sont pas très lourdes et avec un bon sac on ne la sent pas (à condition d'être habitué à rouler avec un sac évidement)
Si on parle d'homologation sur voie publique, n'importe quel cycle (assisté ou non) doit avoir des phares, des réflecteurs et un avertisseur sonore, choses que bien peu d'entre nous ont, de ce fait la majorité des vtt ne son pas homologués sur voie publique...le gros avantage est qu'il n'est pas bridé à 25km/h, ce que j'ai trouvé particulièrement frustrant avec un VTTAE (perso ça m'a fait renoncé à l'achat d'un VTTAE)
La compétition en VTTAE est un niche et un choix qui concerne une minorité de pratiquants.
D'ailleurs la plus part des compétiteurs vtt ne veulent d'ailleurs pas entendre parler de VAE en compet'.
Par contre le lift mtb pour l'entrainement dans l'optique de compet' sans assistance c'est vraiment bien, ça permet de bosser différemment et ça devient un bon complément de l'entrainement traditionnel.
Pour les riders qui excluent la compet' assistée de leur pratique et qui recherche le plaisir avant, le lift mtb est vraie bonne idée qui permet de garder notre vélo préféré sans se mettre le banquier à dos :)
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