Test Cotic Rocket 2019

2 tests Cotic Rocket.

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Note moyenne : 9,5/10

Le Rocket, un missile qui porte bien son nom!

Avis sélectionné
Profil du testeur : 24 ans | 1,78m | 60kg | Avancé | Chantraine
Spécificités du montage : Le prix indiqué ne correspond qu'au cadre, le montage ayant été réalisé par mes soins (bikecheck dispo dans l'article)
Acheté : 1650€ en ligne
Conditions du test : Le test a été réalisé sur deux mois d'été très sec, l'épisode 2 couvrira la hors saison ainsi que les modifications apportées depuis.

Points forts

- Capacités en descente
- Pédalage
- Dose de fun au guidon
- Capacités mécaniques de l'acier
- Prix
- Facilité de prise en main

Points faibles

- Le design ne plaît pas à tous
- Attention au choix de l'amortisseur


Comme son nom l’indique, la machine d’enduro de la petite mais néanmoins réputée marque anglaise Cotic Bikes est un concentré de fun et d’efficacité. Bénéficiant des dernières avancées en termes de géométrie et de cinématique, le Rocket version 2019 nous plonge dans un monde à part.

Le test qui suit a été réalisé sur deux mois d’été très sec, il sera donc mis à jour une fois les essais en période hivernale réalisés.


Un peu d’histoire


Créée en 2002 par Cy Turner à Sheffield, Cotic s’est tout d’abord démarquée avec des hardtails à gros débattement bien énervés. Depuis ses débuts, la marque conserve un esprit indépendant et original avec ses cadres en acier et sa géométrie progressive. Elle est aujourd’hui une des références dans le marché de niche des enduros et trails bikes à géométrie progressive, et possède une équipe de pilotes évoluant aux Enduro World Series.


Bikecheck


Amateur de matériel exotique et grand fan de legos, je me suis monté un vélo à la carte en choisissant chaque composant minutieusement.

Cadre : Cotic Rocket 2019, taille M, débattement ar/av 157mm et 160/170mm, couleur Cosmic Black

Fourche : DVO Beryl 170mm

Amortisseur : DVO Topaz T3 200x57 monté sur buselures standard Offset Bushings

Pédalier : Hope 30mm sur boitier BSA, manivelles 170mm, couronne 30t

Pédales : Nukeproof Horizon Pro flat

Transmission : Sram GX 11 vitesse sur cassette Hope 10-48t

Roues : Hope enduro 27.5’’

Pneus : Maxxis High Roller II

Freins : Avid Code

Tds : Rockshox Reverb Stealth

Selle : Chromag Overture

Cintre : Renthal Fatbar 35, 35mm rise, recoupé à 780mm

Potence : Hope AM, 50mm

Grips : DMR Deathgrip


Premières impressions


Niveau look, on reste sur des formes simples du fait des tubes en acier. Mais en y regardant de plus près, on remarque le top tube à section variable qui s’ovalise en direction de la douille de direction. La cinématique simple de linkage driven single pivot rend les lignes très épurées. L’impression générale est celle d’un bike sobre et agressif. La superbe peinture Cosmic Black (une sorte de noir candy) assortie aux décals dorés vient rajouter un côté très classe au cadre.

Le reste du montage est dans le même esprit : des pièces haut de gamme, pour la plupart provenant de la marque anglaise Hope, et exotiques comme les suspensions DVO.

Le passage de câble reste en externe sur l’ensemble du bike, excepté pour une tige de selle télescopique et le câble de dérailleur passant dans le hauban. Un ingénieux système de clips en plastique vient ici remplacer les classiques passages de gaine externes soudés sur le cadre, ce qui rend l’entretien ou le démontage bien plus facile et permet de réduire drastiquement sa consommation de rilsan !


Les chiffres


Cotic est une des marques pionnières dans le domaine des géométries progressives avec sa géo Longshot : un bike plus long de l’avant, plus bas, avec un angle de chasse plus ouvert, et des bases arrière courtes.

Mon mètre 78 me permettant de choisir entre deux tailles (M et L), j’optai pour la version Medium pour garder un comportement assez nerveux.

Autre bonne surprise, le poids : seulement 15 kgs sur la balance ! Comme quoi, l’acier n’est pas aussi lourd qu’il n’y paraît.


Sur les pistes


Première appréhension : le cadre, même en taille M, me paraît très long. La géo Longshot me direz-vous. Eh bien oui, mais quand on n’en a pas l’habitude, le premier regard peut faire peur.

Heureusement, à peine les mains posées sur le guidon, on a déjà l’impression d’être à la maison ! Et pour cause, la différence entre les géos progressives et classiques se situe principalement sur le point suivant : au lieu de se sentir sur le vélo, on se sent dans le vélo. Quelle différence cela fait-il quand on roule ? On entre dans un nouveau monde, tout simplement.

Les settings des suspensions n’ont quasiment pas eu besoin d’ajustements. Un seul point noir : le ratio de progressivité du cadre est trop important pour le DVO Topaz. Il a donc, malgré mes malheureux 60 kgs tout équipé, fallu mettre les 5 spacers fournis avec l’amortisseur dans la chambre positive pour ne plus talonner sur des sauts de plus de 3 mètres (!!). Un revalving interne pourrait sans doute remédier à ce problème de manière plus efficace que les spacers.

Dès les premiers tours de roues, une chose me choque : le bike est d’une facilité déconcertante. La position est on ne peut plus naturelle, même si elle demande un léger temps d’habituation du fait du reach plus long que sur un autre enduro à géométrie plus classique.

Le pédalage reste extrêmement bon au vu de l’important débattement du vélo. Dans les montées abruptes, la longueur de l’avant et l’angle de chasse ouvert permettent de garder un très bon grip et de rester stable, même à très basse vitesse. Si le pompage se fait trop sentir, il suffit simplement de changer la position du levier de compression du Topaz (très facilement accessible sur ce cadre) et on se retrouve avec la capacité de pédalage d’un all-mountain. La position, très au centre sur le vélo, vient également apporter en stabilité et en équilibre.

C’est en descente qu’on comprend d’où le Rocket tire son nom. La géométrie Longshot rend le vélo extrêmement stable, et lui donne des capacités de franchissement bluffantes. Le plus incroyable reste cependant sa capacité à prendre de la vitesse : le bike nous hurle de lâcher les freins, d’attaquer à outrance. Et le pire c’est qu’une fois à fond, il en redemande encore, et on y prend vite goût ! La cinématique Drop-Link propre à Cotic apporte une bonne sensibilité en début de course et beaucoup de grip. Un amortisseur plus adapté au ratio de progressivité du cadre le rendrait cependant encore plus efficace.

Pour l’aérien, on prend les mêmes et on recommence : extrêmement sain sur les appels, maniable en l’air, et bien gaillard sur les réceptions (si on met de côté l’amortisseur peu adapté, bête erreur de montage de ma part).

Comme expliqué plus tôt, la position particulière créée par la géométrie progressive fait baisser le centre de gravité de l’ensemble rider – vélo, améliorant ainsi la stabilité et la prise de vitesse. Autre point important amené par cette géométrie : on se sent très en confiance, même dans du très raide ou du très cassant.

En somme, peu importe que l'on monte, que l'on descende ou que l'on soit en l'air, le bike est incontestablement fun et nous encourage à repousser nos limites.


In Rust we Trust


Autre point notable : le cadre est en acier - Reynolds 853 pour être précis, la référence dans le domaine. Comparé à un cadre en alu, l’acier possède une flexibilité plus élevée et une meilleure capacité d’absorption des chocs. Le Rocket pardonne donc très facilement et possède un grip démentiel en courbe. Il est également très peu physique à piloter, et offre un confort (presque) à toute épreuve.

Qu’on se le dise, l’acier a encore de (très) beaux jours devant lui dans le monde du VTT !


Le mot de la fin


Le Cotic Rocket est une pure machine d’enduro avec un look d’enfer. Très agressif, il est d’une efficacité démoniaque autant en montée qu’en descente, mais reste cependant très facile à prendre en main, se montre très peu physique à piloter et distribue du fun en quantités industrielles. Malgré un comportement d’amortisseur perfectible sur les réceptions de sauts (mais qui ne vient pas du cadre), je cherche encore les limites de ce missile balistique !

Pour plus d'infos, vous pouvez visiter le site officiel de la marque (en anglais) ou contacter CYEN Bicycles, le revendeur Cotic en France.

https://www.cotic.co.uk/

http://www.cyen-bicycles.com/


Crédit photo - Sendy McGnar


Vous voulez en lire plus ? Venez faire un tour sur mon blog : https://bikesgamingandstuff.blogspot.com/

Pour qui ?

Pour les riders qui aiment l'exotisme et le fun en quantités industrielles, sans sacrifier l'efficacité. Attention, bike hautement addictif.
10/10
Prise en main
Stabilité
Maniabilité
Capacité à descendre
Capacité à monter
Comportement en l'air
Qualité d'équipement
Finition du cadre
Facilité d'entretien

Commentaires

Un commentaire

goomy57 En lisant on meurt d'envie de l'essayer ???? je roule en métal HT crmo et je suis entièrement d'accord l'acier c'est une très bonne alternative . Très bon test
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