Test SCHWALBE Hans Dampf 2019

8 tests SCHWALBE Hans Dampf.

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RedFox

Le Hans Dampf 2.0

Avis sélectionné
Profil du testeur : 21 ans | 1,70m | 57kg | Expert | Dourgne
Acheté : 43€ en ligne
Conditions du test : 350 km, janvier 2019 – avril 2019 : conditions variables (chaleur, froid, pluie, neige, vent, sec, sable, poussière, boue, …)

Présentation

En première monte sur mon Propain Tyee à la carte j’avais choisi le combo Magic Mary / Hans Dampf. Malgré un petit manque d’accroche des crampons latéraux dans les virages à plat où il faut pas mal s’incliner, ainsi qu’une légère tendance à déraper/glisser lors des freinages un peu bourrin, la polyvalence du Hans Dampf en monte arrière m’avait bluffée (le lient du test). Mais bon, comme c’est toujours les meilleurs qui partent les premiers, avec le temps la gomme « soft » avait commencé à prendre bien cher, au bout de 1500 km je ne lui donnais pas plus de 500 km de plus à survivre car les crampons de la bande de roulement rétrécissaient de plus en plus vite, les latéraux commençaient à bien s’arracher et certaines coupures m’inquiétaient sérieusement (renfort Snake Skin). J’avais donc le choix de repartir sur un Hans Dampf tout neuf, mais j’avais vu passer une actu sur la version 2019 du pneu qui m’avait plutôt tapée dans l’œil et m’en suis donc procuré un.


First look

Sorti de la boîte le pneu a été pesé à 806 g (soit 11 g de plus qu’annoncé), ce qui est tout à fait convenable pour une version Snake Skin, Addix soft, montée sur une chambre freeride de chez Maxxis. #TubeForever :D

Lorsque ce qui était déjà un des pneus les plus polyvalents du marché s’offre une petite révision cela donne un Hans Dampf 2.0. Mais concrètement, c’est quoi la différence avec l’ancien modèle ? Ben en fait Schwalbe a tenté d’optimiser les performances de son flagship, comme indiqué sur leur doc, le positionnement ainsi que la forme des crampons ont été partiellement revus.

L’agencement elliptique, responsable en grande partie de la prédictibilité du comportement (décroche/décroche pas), déjà présent sur l’ancien modèle, a été quelque peu retravaillé. L’ellipse est désormais constituée de 3 crampons par côté et non plus 4. En autres cela « ouvre » plus le pneu et offre un meilleur débourrage en terrain meuble/gras.

Les crampons situés au centre de l’ellipse sont maintenant deux blocs dégagés/surbaissés au centre. Les avantages sont encore nombreux : meilleur débourrage, plus grande souplesse de la bande de roulement et donc aussi une meilleure accroche.

Les crampons latéraux quant à eux ont considérablement prix du volume, la moitié est environ 1 fois et ½ plus larges qu’avant et ils sont aussi mieux intégrés dans les flancs, l’angle est moins vif, le gain d’accroche dans les courbes devrait ainsi être indéniable et l’usure réduite d’autant.


Sur le terrain

N’ayant eu aucune casse ou problème technique la saison précédente, le pneu a été le seul changement effectué sur le vélo (hors révision des suspensions), ce qui permet de rendre la comparaison la plus objective possible, en l’isolant de l’impact qu’auraient engendré d’autres changements.

Mais alors, toutes ces modifications qu’a apporté Schwalbe, c’est perceptible ou pas ? Au final je ne vais pas aller jusqu’à dire qu’on a l’accroche d’un Magic Mary avec le rendement de l’ancien Hans Dampf réuni dans ce nouveau pneu parce que ce n’est évidemment pas le cas. Toutefois je sens un petit gain au niveau de l’accroche, notamment après certains virages (complètement) ratés où j’étais assez surpris d’être encore debout sur mon vélo. Dans les freinages par contre la différence n’est pas aussi flagrante, si je lâche un peu trop de puissance d’un MT7 contre mes 60 kilos le pneu se met toujours à déraper.

Mais rassurez-vous, ce n’est pas parce qu’il est plus à l’aise en descente qu’il a perdu du rendement en montée. Le design a beau avoir été quelque peu changé, l’idée est restée sensiblement la même : une ellipse avec deux crampons au milieu, quelque uns entre celle-ci et la suivante, et des crampons latéraux. La résistance au roulement a peut-être légèrement augmentée à cause de la largeur de certains crampons, mais cet apport en grip permet de contrebalancer cela en montée et aussi d’atteindre un meilleur équilibre des performances en descente.


Usure

Au bout de 350 km rien à signaler côté usure des crampons. Une méchante entaille dans la bande roulement mais c’est bien là les limites du Snake Skin, enfin pour l’instant ça tient le coup et ça n’a pas l’air près de lâcher.


Conclusion

Schwalbe a tenté de pousser la polyvalence à l’extrême et cela semble plutôt bien fonctionner. Même si les différences ne sont pas énormes par rapport à l’ancien modèle, les qualités qui ont fait sa renommée ont été conservées et renforcées par de nouvelles. Une fois de plus, Schwalbe est capable de faire ressortir des atouts majeurs comme la polyvalence, le rendement, l’accroche et la prédictibilité d’une simple bande en caoutchouc.

Pour qui ?

Parfait pour de l’enduro, il se combine à la perfection avec un Magic Mary en monte avant. Le nouveau Hans Dampf saura aussi tout à fait trouver ses marques en all-mountain.
9/10
Facilité de montage
Durabilité de la gomme
Résistance aux pincements
Rendement
Accroche
Rapport qualité/prix

Points forts

La polyvalence
Le rendement
L’accroche
La prédictibilité

Points faibles

Limité en conditions humides

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