Test CANYON Spectral AL 8.0 EX 2016

2 tests de VTT CANYON Spectral AL 8.0 EX.

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nicooOOo

S'il ne fallait en garder qu'un...

Avis sélectionné
Profil du testeur : 32 ans | 1,74m | 70kg | Expert
Spécificités du montage : Roues Mavic Crossmax Pro + pneus Michelin Wild Enduro Front / Race'R Enduro Rear + grips ODI Ruffian + selle Prologo
Acheté : 3499€ en ligne
Conditions du test : Toutes météos et tous types de sol pendant 2 ans. 2500km, des courses, de la pluie de la poussière, et des chutes.

S’il fallait trouver un vélo qui confonde les genres, et vous force à vous poser les bonnes questions avant de l’acheter, c’est peut-être bien celui-ci. Et en même temps, je ne vois pas qui pourrait avoir tort de l’acheter…

C’est avec une introduction bien floue à l’ancienne que commence cet avis, mais il résume à peu près la philosophie de ce vélo : tout faire, vite, et bien.

Acheté début 2016, j’ai parcouru depuis plus de 3000km au guidon de ce vélo. Principalement de l’entraînement typé randonnée trail, quelques courses dont le chrono all mountain du vélo vert festival de Villard en 2016, et une transvolcanique. Il est important de noter que je possède trois vélos (#jenaiplusdethune), un pur enduro tirant sur le DH (YT Capra CF PRO), et un pur hardtail XC à l’ancienne (Canyon Exceed CF SL 6.9). Le Spectral fut le premier acheté des trois, en remplacement d’un Yeti SB 66.

Après pas mal de temps à son guidon, il est en réalité assez facile de conclure sur ce vélo : s’il ne fallait en garder qu’un (petite musique type Highlander…), cela serait clairement celui-ci. Oui, je n’ai pris aucun KOM en montée avec ce vélo (je n’en ai certes pas plus avec mes autres vélos…), ni même en descente. Mais en revanche, lorsque je me demande quel vélo prendre pour une sortie de plus de 30km, c’est toujours à ce vélo que je pense en premier.

Tout est bien pensé sur le Spectral :

- La position de pilotage très naturelle et aucunement exclusive (merci au combo Renthal)

- La Pike et le CC DB Inline qui fonctionnent merveilleusement bien, avec une mention spéciale à la Pike qui si elle est bien entretenue (mets de l’huiiiileuuuuuh à l'intérieur), est un régal

- Le poids de l’ensemble qui flirte avec les 12kg (pneus AM montés en Tubeless sur des roues XMax Pro)

Je ne vais pas vous faire le jeu classique des comparaisons de géométrie, je laisse ce soin aux journalistes, et surtout aux responsables de développement.

Ce que j’ai pu constater cependant, c’est que monter est facile avec ce vélo, quelle que soit la topologie du terrain, il est facile de bien se placer pour grimper. Le blocage de la Pike est accessible aisément, mais véritablement utile que sur la route, l’amortissement étant tellement bien géré. Le blocage du DB Inline (qui je crois freine la détente sans réellement bloquer l’amortisseur) est quant à lui plus difficile à trouver en roulant, et surtout, pas franchement utile… Sur le plat R.A.S. il s’agit d’un vélo de randonnée, vous sentirez la fourche et l’amortisseur travailler et vous ralentir quelque peu, mais jamais comme un pur enduro (cf. le Capra qui est moins brillant sur ce point). L’amortisseur travaille assez haut dans le débattement s’il est bien réglé, et du coup permet de garder une assiette qui incite à passer la puissance.

C’est bien sûr en descente qu’il brille, avec un comportement autant permissif que précis. Il est vrai que j’ai très rapidement changé les Maxxis Ardent d’origine pour une paire plus adhérente de Michelin, mais le constat est tout de même édifiant : tout passe, et vite. Je me suis même surpris à utiliser la suspension arrière pour plus jouer sur les obstacles, sauter et mieux placer le vélo comme on je le souhaitais. Le côté permissif s’exprime par un cadre qui s’oublie, sans être trop raide ni mou. Les roues aident beaucoup sur ce point, peut-être même un peu trop. J’ai les ai même d’ailleurs remplacées par des Mavic Crossmax Pro (d’origine sur le CAPRA) : les relances ont été nettement améliorées, plus vives, mais la rigidité a augmenté au point de le rendre un peu plus cassant sur l’angle notamment. Une histoire de compromis…

A part les roues, les grips Ergon et la selle à l’ergonomie bien "particulière" changés après la première sortie, une manivelle du pédalier SRAM X1 foirée (merci le pas de vis en aluminium trop ductile…), un DB Inline qui fuit comme il peut (point noir de ce vélo, la fiabilité de ce pourtant si performant amortisseur, qui s’est mis à crach… fuir de l’huile au bout de 500km), et un entretien classique (préparation de la Pike, vidange annuelle des Guide RS et de la Reverb, changement annuel de chaîne et de cassette), le vélo n’est pas loin d’être dans le même état qu’à l’origine. Je suis pourtant tombé une petite dizaine de fois, sans pour autant casser quoi que ce soit dessus ; solide vous dis-je.

Oui, au moment de m’inscrire à la Méga de l’Alpe, je n’ai pas hésité longtemps à prendre mon CAPRA.

Oui, lorsque je me suis inscrit aux Roc d’Azur light et Medium, l’Exceed s’imposait (je pourrais aussi fermer ma gueu... et arrêter de parler des autres vélos)

Oui, mais si je dois partir demain rouler avec des amis, que ce soit dans les Alpes, les Vosges, ou même vers chez nous en Auvergne, et bien c’est sûrement le Spectral que je prendrais… Ce n’est pas un vélo de course, mais c’est LE vélo.

Pour qui ?

Tous ceux qui aiment le vélo, et qui veulent s'amuser.
8/10
Prise en main
Stabilité
Maniabilité
Capacité à descendre
Capacité à monter
Comportement en l'air
Qualité d'équipement
Finition du cadre
Facilité d'entretien

Points forts

- Fantastique polyvalence
- Prix contenu (bien que les prix 2018 augmentent…)
- Solidité

Points faibles

- Trop polyvalent pour exceller…
- Les SRAM Roam 40, pas dynamiques et légères
- Ergonomie des grip Ergon : on aime ou pas…
- Fiabilité du Cane Creek DB Inline

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