Test Cube All Mountain 2019

2 tests Cube All Mountain.

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Note moyenne : 5,5/10
DDN
Par DDN

Choisis ton camp, Ginette !

Avis sélectionné
Profil du testeur : 51 ans | 1,80m | 77kg | Rochefort
Acheté : 80€ en magasin
Conditions du test : Environ six mois de vélotaf herbeux, caillouteux et parfois boueux, de balades gravel à la journée et de VTT calmos parce que j'ai plus l'âge d'être "engagé".

Points forts

Prêtes à tout...

Points faibles

... et bonnes à rien

Note à benêt

Ce test concerne les Cube All Mountain Pro Lace, soit pas tout à fait le même modèle que l'autre test, mais suffisamment voisin pour que j'aie laissé la même référence.

"Il faut choisir son camp, disent les repus de la haine".

Évidemment je ne peux pas commencer un test concernant des chaussures sans citer Albert Camus. Parce que monsieur Albert, outre d'inspirer une chanson à Robert Smith qui fit fureur en 1979, était un randonneur all mountain de renommée internationale qui parcourait l'Atlas sur son Spé Epic modifié. Ce test lui est dédié.

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Bon, tout ce que je viens d'écrire est un mélange de conzeries d'invention et de réalité, ce qui n'enlève rien au fait que j'ai porté ces chaussures plusieurs mois. Pour vélotaffer et pour balader, parce qu'en ce drôle de 2020 randonner sur plusieurs jours n'a pas été beaucoup au programme.

En général, mon capitaine. 

Cube, c'est du bon matos Deutsche Qualität, qui respire la finition soignée. Mes vélos préférés étaient pour l'instant tous les deux des Cube : le premier un Cross Race Pro alu que j'ai fini par revendre. Pour racheter le même modèle en carbone. Excellent rapport qualité-prix, robustesse à toute épreuve, solutions simples et efficaces : tout ce qu'on attend d'un vélo de cyclocross devenu en quelques modifications simples un gravel longue distance. Ce qui fait que j'ai trainé pas mal chez le Cube Pro Shop vers chez moi et été exposé à leurs promos de fin de saison. Grosse réduc sur les shoez all-mountain, ça tombe bien mes Pearl Izumi X-Road fétiches (test ici) commencent à faire un brin la gueule. Noires et grises, super classes. Essai : bien confort, dans le magasin. Dans le sac.

Les caractéristiques principales donnent envie. Semelle Vibram moyennement cramponnée, laçage élastique (enfin sur le modèle du magasin), tige très souple, aérations latérales, renforts sur l'avant pied, poids sans cales 880g la paire en 45, compatibilité attendue SPD / Crank, avec une plage de réglage large comme sur les Shimano habituelles. Et faut prendre une pointure au-dessus, là aussi comme chez Shim.

A la maison, le confort est comme dans le magasin : optimal. Un brin rigides, ce qui laisse augurer une bonne transmission du pédalage, mais pas trop ce qui présage d'un confort longue durée acceptable. Un brin renforcées, ce qui laisse augurer une solidité à toute épreuve, mais pas trop ce qui présage là aussi d'un confort longue durée acceptable.

Elles sont fort belles, et passent volontiers pour des godasses de rando basses en tenue à moitié civile.

On the road, again, again.

La description du plan n'est pas tout à fait la réalité. La transmission de l'énergie du pédalage semble moyenne, la semelle n'étant pas aussi rigide que des XC (je n'ai pas de test comparatif à fournir), notamment si on utilise des pédales sans cage comme des Eggbeater. Le confort longue durée sur le vélo n'est pas aussi bon que prévu parce que l'ensemble de la chaussure est trop rigide latéralement, même après un rodage de plusieurs centaines de kilomètres. Les renforts permettent d'encaisser du posage de pied un peu approximatif et de la tabasse caillouteuse modérée, mais pas de la grosse racine ou des coups de manivelle dans la malléole.

Ca continue de se gacher quand il faut marcher avec. La semelle est trop rigide quand il s'agit de visiter un truc ou d'aller faire les courses, c'est galère au bout de 100 mètres. Sans même parler de courir ou de de faire une escapade randonnépédesque avec comme je le faisais souvent avec les X-Road.

Ca se dégrade encore quand il faut pousser, porter le vélo ou crapahuter avec. Les crampons ne sont pas assez profonds pour la boue, l'adhérence sur le mouillé est discutable. Et la relative rigidité ci-dessus empêche la chaussure de se déformer assez pour s'adapter à du terrain difficile (c'est embêtant parce qu'à la base, si le terrain n'est pas trop difficile, t'es pas descendu du vélo).

Ca se finit quand il pleut et qu'il fait chaud dans la même journée. Le mesh laisse passer la chaleur du peton dans un sens, et la pluie dans l'autre, ce qui imbibe la mousse de renfort de cheville qui met des plombes à sécher ensuite.

Conclusion.

La regrettée Stéphanie de Monaco* disait "j'ai un pied à Paris et l'autre à Monaco". Outre que nous plaignons de tout cœur les lyonnais, nous pouvons sans peine imaginer à quel point cette situation est inconfortable. Il en va de même avec ces souliers de grovélo. Quelqu'un d'autre pourrait les trouver polyvalentes (en français, versatile signifie autre chose) et suffisamment adaptées à tous les usages, mais je les trouve trop "entre-deux" : pas assez XC / cyclocross sur le vélo et dans la boue, pas assez rando en portage et en balade. Au prix normal, vous pouvez sans problème acheter deux paires de chaussures d'occase : des Fizik Terra X5 et des Fiveten Impact par exemple ; soit une vraie paire pour rouler fort et une vraie paire pour rouler violent.

Dommage !


* Ah bon, elle est pas morte ?

Pour qui ?

Pour ceux qui tiennent absolument à avoir une seule paire de chaussures pour tout faire.
6/10
Confort
Taillant
Look
Protection
Finition du produit
Solidité/Durabilité
Imperméabilité
Accroche sur les pédales
Accroche en marche
Maintien
Rigidité
Qualité des lacets
Rapport qualité/prix

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