Test MICHELIN wild enduro rear 2020

2 tests MICHELIN wild enduro rear.

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Note moyenne : 6/10
mat24bc

Un bon pneu arrière pour l'enduro

Avis sélectionné
Profil du testeur : 41 ans | 1,65m | 55kg | Expert | Faverges
Acheté : 40€ en ligne
Conditions du test : Enduro en montagne par temps sec, humide, gras Bikepark par temps sec

Points forts

Grip sur l’angle
Carcasse solide et rigide

Points faibles

Usure pas homogène
Freinage perfectible

J’ai monté sur mon Orbea Rallon un ensemble de pneus Michelin Wild Enduro Front et Rear, pour une utilisation enduro en compétition. Ce sont des pneus qui se veulent polyvalents, solides, et bien adaptés au terrain humide que l’on trouve fréquemment dans nos montagnes.

Le michelin wild enduro rear est comme son nom l’indique fait pour être monté à l’arrière. Il est bien sûr tout à fait possible de le monter à l’avant mais pour une pratique enduro l’intérêt est très limité voir nul.

J’ai donc monté ce pneu à l’arrière, sur des roues carbone largeur 30 interne, en tubeless, à une pression de 1.6 bars.


SPEC


Dimension : 29x2.40

Carcasse gravity shield 3x33TPI, Pinch protection

Gomme GUM X3D

Poids : 1,160 kg



MONTAGE et PROFIL


Avant montage, 1ère impression en tâtant le pneu, il semble assez raide, au niveau d’un Schwalbe Super Gravity qui est pour moi la carcasse référence en terme de solitidé/comportement. Les poids sont d’ailleurs assez proche.

Le montage est on ne peut plus simple. Mise en place à la main des 2 tringles, 4 coups de pompe (j’ai une bonne pompe) et clac le pneu est en place. Pas de démonte peneu, pas de paic citron sur les flancs, montage en 3min chrono, formidable.

J’ajuste la pression à 1.6 bars. Au touché le pneu est assez dur, j’ai l’impression d’être sur-gonflé.

Le profil est bien spécifique pour l’arrière : petits crampons nombreux et bas sur la bande de roulement, en gomme dure, afin de favoriser le rendement et limiter l’usure, et plus gros / espacés et en gomme tendre sur les côtés pour le grip sur l’angle.

(Attention ce n’est pas un semi-slick comme le RockRazor de Schwalbe, les crampons sont bien plus gros)



A L’ATTAQUE !!!


En montée, j’aimerai vous dire que ça roule comme un pneu de XC, mais ce n’est pas le cas. Déjà, à presque 1,2 kg le pneu, faut se le trainer. Ensuite on sent bien la présence des crampons pourtant bas. Ce n’est pas un mud non plus, il épuise pas toute les ressources du pilote à chaque montée, on va dire que c’est du standard pour un pneu enduro.

A la descente, sur terrain sec, le freinage est bon sans être transcendant, et le grip sur l’angle est excellent. Que ça soit dans de la terre fraiche, dure, cailloux ou racine, devers, le grip est bien présent, et il faut vraiment abuser pour le mettre en défaut.

Sur terrain humide, évidement ça glisse plus facilement mais on conserve un freinage correct et une bonne adhérence. La glisse est facile à gérer, ça ne part pas d’un coup sec. 

Sur terrain gras, le freinage devient tout de suite moins bon. Les crampons de la bande de roulement se remplissent vite, et les freinages font vite tortiller du cul le vélo. Heureusement les crampons latéraux sont généreux et souples, et permettent d’avoir un grip sur l’angle excellent.

La carcasse est assez dure, ce n’est pas le pneu le plus confortable que j’ai essayé, même à basse pression. Je n’ai pas été joueur à descendre plus bas que 1.5 bars, j’ai préféré préserver l’intégrité physique de mes jantes, et c’est déjà bien bas pour l’arrière. Je n’ai d’ailleurs jamais crevé, même dans les pistes défoncées des angles. On est sur un pneu avec une carcasse solide et un fort maintien. On ne sent pas de déformation exagérée sur les gros appuis, et aucune perte de pression au niveau des tringles (c’est pas une carcasse EXO quoi…)



GRIP et USURE


Comme préciser avant, ce pneu à des gommes différenciées. Dure sur la bande de roulement, tendre sur les crampons latéraux. C’est ce qui explique en grande parti que le freinage soit bien mais pas exceptionnel, et que le grip sur l’angle soit excellent en toute occasion.

Cela se ressent aussi au niveau de l’usure. En utilisation enduro pure, après 6 mois de roulage, l’usure est correcte, que ce soit sur les crampons du milieu ou ceux des côtés. Ensuite, après quelques sorties en bikepark cet été, avec des pistes bien rugueuses et des appuis dans les relevés à faire déchausser un tubeless, le pneu fait déjà bien plus la gueule. La bande de roulement elle est assez solide, et encore en relativement bon état, par contre les crampons latéraux sont au bout de leur vie. Ils sont quasi tous pelés/arrachés, et le grip devient tout de suite moins bon, l’arrière a tendance à décrocher plus facilement.

Que le pneu s’use vite ne me pose pas vraiment de problème, on ne peut pas avoir à la fois un grip de ouf et une usure moindre. Ce qui est dommage c’est que cette usure ne soit pas homogène. Le pneu est bon pour la benne alors que les crampons du milieu ne sont qu’à 30% d’usure. J’aurai préféré une gomme un poil plus tendre sur la bande de roulement, et avoir un meilleur grip au freinage, et jeter un pneu usé de partout.



CONCLUSION


Le Michelin wild enduro rear est pour moi un très bon pneu d’enduro. On peut l’utiliser toute l’année quel que soit le terrain, avec une prédilection pour quand ça devient humide.

La carcasse est solide, tant au niveau de la résistance que dans le maintien, ce qui en fait un pneu idéal pour la compétition.

Il est perfectible au niveau du mélange de gomme, plus tendre sur la bande de roulement permettrait d’homogénéiser l’usure tout en améliorant le grip au freinage.

Pour qui ?

Enduriste qui cherche un pneu polyvalent et solide. Pourquoi pas en Dh compétition sur des pistes roulantes
8/10
Facilité de montage
Durabilité de la gomme
Résistance aux pincements
Rendement
Accroche
Rapport qualité/prix

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