Test Petzl Actik Core 2019

1 test Petzl Actik Core.

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DDN
Par DDN

Soyez polyvalent mais pas poète, c'est un poète qui vous le dit (adapté de Louis Calaferte)

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Profil du testeur : 50 ans | 1,80m | 76kg | Avancé | Rochefort
Acheté : 60€ en magasin
Conditions du test : Plusieurs périodes courtes in the night en gravel et vélotaf, pis j'ai arrêté j'ai pas encore envie de mourir.

Points forts

Très adaptée pour la course à pied et la rando...

Points faibles

...et super nase sur un casque de vélo

J'ai décidé d'acheter une frontale pour tout faire : randonner à pied et à vélo, courir in the Mother Nature la nuit, camper, lire au lit, bricoler, vélotaffer et me regarder entre les orteils sous les draps. En français on dit "polyvalente", et pas versatile comme Captain America.

Grâce à D4 j'ai déjà eu une frontale bas de gamme et une Petzl Bindi (bon d'achat pour réclamation quand tu nous tiens) grâce mon pote Khoudbol, j'ai pu tester en parallèle de ce modèle la Petzl Reactik+ avec laquelle j'ai longuement hésité - et l'expérience montre que j'ai pris la bonne décision. J'ai déjà testé et adopté l'éclairage Knog Blinder road auquel je ferai référence.

Le test ci-dessous concerne seulement l'utilisation de la lampe en vélo, pour le reste des utilisations je poste un test bientôt sur Outzer et j'insérerai le lien ici ou en commentaire quand ce sera fait.

T'as pris le modèle sans Bloutoute et sans éclairage adaptatif, t'es vraiment azzebine.

D'abord dans ces gammes d'éclairage la différence entre les 450 lumens de la mienne et les 300 de la Reactik+ avec le même système de LED / réflecteurs font vraiment une différence. Déjà que l'Actik est loin d'éclairer assez bien pour le vélo comme on le verra plus bas, avec la Reactik c'est carrément du pilotage à l'aveugle, en particulier en vélotaf si on a oublié de désactiver l'éclairage qui s'adapte aux conditions de luminosité ambiante. En effet quand on croise un quatrerouhamoteur l'éclairage s'éteint presque et on reste une ou deux secondes dans le noir ensuite en attendant que le système s'aperçoive qu'il est passé, t'as pas intérêt à croiser un trou à ce moment là... C'est un des systèmes les plus dangereux que j'aie jamais vus à vélo.

Ensuite la Reactik a une batterie intégrée et un compartiment à piles vendu séparément alors que l'Actik a un compartiment à piles intégré dans lequel on insère un accumulateur Li-Ion fourni avec la lampe. A première vue, 1800 mAh contre 1250 pour 55g contre 23, c'est plutôt en faveur de la Reactik. Sauf que si ta batterie tombe en rade au milieu de ta balade t'es dans le noir, alors qu'avec l'Actik tu prends les 3 piles LR6 de secours que t'avais planquées dans ton sac et tu repars pour plusieurs heures pendant que ta batterie de secours de téléphone recharge celle de ta frontale.

Enfin, l'application pour contrôler la lampe en BT est juste ridicule : elle ne sert absolument à rien, elle prend de la place en mémoire, consomme de la batterie et te fait des ondes dan'l'tétiau pour les couïajules.

En gros, la différence de prix (de moins en moins importante avec les soldes maintenant que la Reactik est remplacée par la Swift RL) ne vaut pas la chandelle.

Ça se fixe sur le casque ?

Oui, enfin si t'arrives à défaire le fo*tu p*tain de m*rd* de sa rassmodite de bandeau sans mode d'emploi, parce que la méthode pour l'enlever qui est un peu coton tige n'est indiquée nulle part. Une fois que c'est fait, avec un bout de velcro adhésif de chaque côté sécurisé par un bout d'idscratch dans la boucle du support de la frontale le tour est joué, ça tient assez bien, je vais y revenir. Ah oui, Petzl selon sa bonne habitude commercialise en accessoire une fixation pour cintre de bicyclette absolument inutile et une fixation de casque adhésive, destinée à l'escalade et à la spéléo et inutilisable sur les casques de vélo.

Une fois en place ça ne bouge pas et c'est réglable en inclinaison grâce au système de cran plastique sur plastique caractéristique des frontales de la marque et qu'on retrouve sur les Tikka, Tikkina, etc. C'est bien sur un casque ou une tête, parce que les secousses sont amorties et à faible énergie ; par contre sur un cintre de vélo où ça tabasse en permanence en particulier sur un gravel à fourche rigide, ça prend du jeu très vite et ça casse en quelques mois - d'où ma remarque sur le caractère inutile de la fixation de cintre.

Elle est très légère, environ 90g sans le bandeau et avec la batterie, et elle est toute en plastique et fixée sur le devant du casque. Pas comme une GoPro = pas d'effet magique Schumacher en cas de chute.

L'autonomie, c'est bien ?

Données fabricant : 130h à 6lm blanc, 8h à 100lm, 2h à 450 lm, le mode clignotant rouge restant visible à 700m pendant 400h, ça laisse plus de 15 jours aux secours pour te retrouver c'est pas si mal.

Données maison : je sais pas à 6lm ni en mode rouge mais longtemps, vraiment longtemps, plutôt 6h à 100 lm, et un peu plus d'1h30 à 450. Et 3h pour une charge complète c'est une donnée fabricant qui se révèle vraie à l'usage, un excellent point en rando.

Un truc sympa, quand la batterie arrive dans la réserve (il te reste quelques heures d'éclairage à 100lm encore) la lampe clignote 3 fois pour te prévenir, ce qui est heureux vu que même si y'avait un indicateur de niveau de batterie visible sur l'extérieur de la frontale (y'en a pas), tu le verrais pas vu qu'elle est sur le casque.

Au fait un gros bouton accessible avec des gants commande toutes les fonctions de la lampe : appui long = bascule rouge / blanc, appui court changement de mode.

Roule, Raoul.

Bon, ben c'est parti pour rider in the dark, go travailler in the dark, va donc rouler in the nuit noire.

Sauf que le test s'est arrêté en 20 minutes la première fois en gravel parce que j'avais l'impression que j'allais m'emplafonner dans un arbre dans les secondes suivant mon départ même en mode 450lm. Faut dire que je roule vite, que je ralentis assez peu pour les obstacles et les virages (vous connaissez ça) et que j'avais éteint mon éclairage de cintre (le fameux Knog Blinder 400) pour tester vraiment la frontale. J'ai fini la balade lampe éteinte parce qu'une fois le Blinder dans la place je ne voyais pas la différence qu'elle soit allumée ou pas et je n'ai donc jamais essayé l'engin en grovélo.

Allez, s'pagrave, je vais répéter en vélotaf où je suis plus tranquille en doublant avec le Blinder 250 comme ça je donnerai le 400 à mon épouse. C'est vraiment juste, juste, juste - et je vous raconte pas avec juste les 300lm de la Reactik et son éclairage adaptatif à la mords moi le poignet.

Par rapport à mon Blinder 250 pourtant moins puissant sur le papier (danger : passage de blagues lourdes) c'est le jour et la nuit, remarque un éclairage de vélo c'est fait pour éclairer la route et pas le papier.

En gros c'est à peu près nul en vélo alors que ça éclaire maousse sur le papier et que les coureurs ils l'adorent ? Komansasfé ?

Je pense que c'est lié aux réflecteurs et à la focale de la lampe. Explanation. Deux LEDs sur la frontale, une qui éclaire large et court (défocalisé) et l'autre qui éclaire centré et loin (focalisé). Sauf que celle qui éclaire large éclaire trop fin et que celle qui éclaire fin éclaire trop près et pas assez fort. A pied mes copains traileurs estiment la distance de sécurité avec cette lampe à une cinquantaine de mètres ce qui est parfait et je les crois. Mais mon ressenti à vélo est une constante insécurité et une mauvaise visibilité à plus de cinq mètres.

Pour finir, un savoureux petit piège à la Limbo concocté par Monsieur Petzl : admettons que tu veux changer la luminosité en roulant parce que la batterie t'a prévenu qu'elle était en réserve. T'appuies sur el'boton et surprise ! La lampe s'éteint complètement à la première pression et se rallume en mode éco à la deuxième ! T'es mort ! 

Allez, fais pas ta mauvaise tête, elle est achte bien pour courir quand même...

Au total, cette lampe est très adaptée à l'usage auquel la destine le fabricant soit "les activités outdoor dynamiques comme l'alpinisme, le running, le trekking et le bivouac". Mais l'utiliser sur un vélo, c'est un brin suicidaire.

Pour qui ?

Aux traileurs et aux randonneurs

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