Test Julbo Quickshift MTB 2020

6 tests Julbo Quickshift MTB.

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Anthony Juncker
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Un peu la pression

Avis sélectionné
Profil du testeur : 24 ans | m | Avancé | Thann
Acheté : 99€ en ligne
Conditions du test : Avec un temps automnal, entre 0° et 10°
Cet avis matos a été rédigé à la suite du programme de Tests Privés de 26in permettant à nos lecteurs de recevoir gratuitement (et de garder) du matériel afin de les torturer sur le terrain.
Julbo - Quickshift MTB

Points forts

- Légèreté
- Finition
- Qualité
- 2x verres
- Champ de vision large

Points faibles

- Pas de boîte de rangement
- Grande pression sur le nez sans les pads

Présentation

Qui n’a pas été un jour titillé par cette fine buée qui se faufile à l’intérieur du masque lors d’une session VTT hivernal. Cette condensation qui nous brouille la vue lorsque nous nous accordons quelques secondes de pause, nous obligeant à brandir nos lunettes à bout de bras et à faire de grands gestes désespérés dans l’espoir de retrouver un verre qui puisse nous offrir une bonne vue.

Avec sa technologie Switch Air System, le Quickshift pourrait bien être l’un de nos alliés pour en finir avec ces moments bien canulants.

Le masque de la marque française affiche la particularité d’avoir deux trous dans la partie basse du cadre (au niveau des pommettes), afin de laisser un grand flux d’air entré dans la bulle de vision. En aérant ainsi cette partie, cela permet de ne pas laisser la condensation se former et par conséquent de laisser un champ de vision optimal. Ces deux parties du châssis sont amovibles, c’est-à-dire que deux pièces indépendantes pourvues de mousses viennent remplir les deux ouvertures pour que si l’envie nous vient de ne plus voir passer autant d’air devant nos yeux, nous ayons simplement à les réintégrer dessus. Une fois ces deux parties remontées sur le châssis, la bulle de vision n’est plus aérée à grand bol d’air, mais de manière classique, comme les autres masques du marché. 

Cette technologie permet également de réduire la surchauffe du visage de celui qui se trouve derrière. C’est d’autant plus remarquable pour les pilotes utilisant un casque intégral où la mentonnière vient créer un point chauffé par le souffle du pilote. Une des caractéristiques également notables sur ce produit c’est le design Framless qui permet de réduire considérablement la taille du cadre afin de laisser toute la place nécessaire au verre pour avoir le champ de vision le plus large possible et ainsi obtenir un masque ultra léger.

Découverte

Quand on a le masque en mains, on sent nettement que le produit est bien travaillé, il est rigide, fait dans un plastique de qualité et le shappe est plutôt bien réussi. On part ici sur un produit avec une belle finition. Et c’est vraiment agréable ! Il est livré avec un verre de catégorie 2, ainsi qu’un verre transparent. Ces derniers sont doublés d’une mousse entre les deux verres pour encore une fois éviter que la buée ne se forme, même sans utiliser le Switch Air System. C’est vraiment appréciable de trouver ces deux écrans dans la boîte, ça ajoute à l’expérience d’achat un petit plus que d’autres marques ne font pas forcement. Cependant, une petite boîte de rangement semi-rigide aurait été vraiment accueillie avec grand plaisir pour pouvoir le transporter en toute sécurité. Passons à la technologie framless et son cadre amincit. Celle-ci est vraiment méritoire, le masque est vraiment compact, sans superflus et cela se chiffre nettement sur la balance. Il sort en effet à 124g, ce qui est environ 40g de moins qu’un Oakley Airbrake. Cela peut sembler dérisoire, mais je vous assure que la différence est nettement palpable ! Julbo marque là un très bon point ! 

Cependant petit inconvénient sur le changement d’écran, qui n’est pas très simple, surtout quand nous sommes habitués au système que propose Oakley sur son Airbrake. L’installation de l’écran sur ce dernier est vraiment simple et rapide alors que sur le Quickshift, du fait des écrans doublés et du système de montage avec ces nombreux « clips » (que l’on retrouve également sur presque tous les autres masques, j’en suis conscient) prend davantage de temps et nécessite dans la majorité des cas un nettoyage de l’écran après avoir mis de multiples traces de doigts lors de la manipulation du verre pour le faire maintenir sur le châssis. Finissons cette découverte par la technologie centrale de ce masque ; le Switch Air System. Comme dit plus haut, ce sont deux pads à retirer qui permettent de faire entrer davantage d’air dans le masque. Ces deux pads sont maintenus au châssis grâce à un système aimanté et une languette permettant de les caler à la structure. Quatre symboles (deux carrés et deux triangles) sont imprimés sur leurs bords respectifs afin de les remboiter rapidement, sans avoir à les tourner dans tous les sens pour trouver les bonnes positions. Tout cela est dans l’esprit du masque, de qualité et vraiment bien fini ! Place maintenant au test sur le terrain !


En piste

Je voulais tester ce masque sur un Troy Lee Design D3 en taille L, mais malheureusement le masque ne rentrait pas correctement dans le hublot et laissait un espace le faisant flotter devant mon visage. Je l’ai donc testé sur un Giro Switchblade sans mentonnière, pour ne plus avoir ce problème d’intégration. Une fois installé, le masque est plutôt agréable à porter, la mousse est légèrement plus dure que celle que l’on peut trouver sur d’autres masques, mais après quelques heures celle-ci devient plus moelleuse. Son poids réduit est vraiment très appréciable. Une fois collé au visage, on oublie très vite qu’il fait partie de notre équipement. Pour commencer le test, je l’ai tout d’abord porté avec les deux pads accrochés, dans des conditions hivernales avec une température d’environ 2°. Et même sans utiliser la technologie d’aération Switch Air System, aucune buée ne vient s’accumuler sur le verre. La tenue sur le visage est top et le champ de vision est large !

Je l’ai ensuite testé sans les deux pads, bien évidemment. Et là, les sensations se sont avérées bien différentes. Comme il manque deux parties relativement grandes sur le châssis, la pression qu’il exerce sur le visage est gérée d’une façon totalement différente que sur un masque classique ou que sur celui-ci avec ces deux pads intégrés. Les pressions sont accrues sur les pommettes ainsi que sur le haut du nez. Après quelques heures de ride, cela est presque douloureux pour ma part. Bien que l’aération soit optimale avec cette technologie, j’ai continué de rouler les sessions d’après avec les pads accrochés. Dommage que je ne puisse pas profiter de toutes les technologies que ce masque propose, mais je ne suis pas pour autant déçu. Le masque avec les deux pads intégrés répond parfaitement aux demandes que j’ai pour ce genre d’équipement. Il me protège les yeux, offre un bon champ de vision, à un look plutôt cool et respire la qualité. Je n’en demande pas plus.

Ah oui, petite précision : si vous utilisez le système et que vous enlevez les deux pads, il vous faudra trouver une poche ou bien un endroit ou mettre ces derniers sinon vous vous retrouverez avec les deux morceaux dans les mains sans savoir quoi en faire !

Conclusion

Julbo vient de sortir un produit plutôt intéressant, proposant des qualités à ne pas négliger. Son design, son look, sa légèreté, et ses finitions sont vraiment des points auxquels ce Quichshift répond de manière magistrale. Cependant, le système principal d’aération mériterait quelques améliorations, notamment pour mieux gérer la pression sur le visage qui peut laisser quelques douleurs sur le haut du nez après quelques heures. Peut-être faut-il créer deux fenêtres refermables avec deux pièces coulissantes, afin de laisser constamment une structure rigide s’appuyer sur les pommettes ? Mis à part cela, le masque est bon et remplit nettement les attentes que l’on a pour un produit de cette gamme-là.

Pour qui ?

Pour les pilotes qui aiment le bon matériel, pour ceux qui aiment tester les produits atypiques et ceux qui recherchent un excellent rapport qualité/prix. Je pense également que les personnes utilisant un casque jet rentrent davantage dans le programme de ce masque, du fait que l’intégration peut être difficile sur un intégral.
7/10
Confort des mousses
Intégration avec le casque
Look
Champ de vision
Qualité des verres
Qualité de la monture
Qualité de l'élastique
Résistance à la buée
Facilité pour changer l'écran
Rapport qualité/prix

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