Test RACER Motion Top 2

5 tests RACER Motion Top 2.

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Note moyenne : 8,6/10
Locs04

RACER Motion Top 2 - le gilet de protection polyvalent et confortable.

Avis sélectionné
Profil du testeur : 34 ans | 1,97m | 110kg | Avancé
Conditions du test : Chaud, sec, caillouteux et poussiéreux.
Cet avis matos a été rédigé à la suite du programme de Tests Privés de 26in permettant à nos lecteurs de recevoir gratuitement (et de garder) du matériel afin de les torturer sur le terrain.
RACER - Top Motion 2

Points forts

- peut être porté seul dans de nombreuse conditions
- pads bien positionnés et qui restent bien en place
- polyvalent

Points faibles

- protection de l'avant bras trop courte et pourrait être plus enveloppante sur le coude.
- look qui manque de fantaisie

Il existe un proverbe qui dit quelque chose du style "C'est en tombant qu'on apprend à marcher". C'est vrai aussi pour le VTT. Son auteur aurait même pu rajouter "C'est en tombant qu'on se fait mal", on serait resté d'accord avec lui !

Mais se faire mal, c'est nettement moins bien qu'apprendre, tu en conviendras.

Heureusement, il y a des marques qui travaillent à développer des équipement pour protéger les différentes partit de notre corps.

Aujourd'hui, dans le cadre des test privé 26in, je m’intéresse au gilet Motion Top 2 de chez RACER, le Motion Top 2 !


Rapidement, voici quelques informations sur mes pratiques et l'équipement de protection du haut du corps que j'utilise habituellement.

Car il faut connaitre ce dont j'ai l'habitude, pour mieux comprendre mon avis et mes comparaisons.

Je roule dans le Sud, donc pas mal de poussière et de caillasse. Ce test couvrira une période de fin Juin à fin Juillet. Donc plutôt ensoleillé avec des températures extérieurs assez chaudes.

Je suis ce qu'on appel un "gros gabarit" : 1m97 pour 100kg.

En semaine, je roule entre midi et deux, en toute saison, pour des balades entres 10 et 15km.

Cela va du XC à de petits singles shapé mini DH .

Le week-end, je peux partir sur des balades jusqu'à 40km, en visant des descentes plus typés enduros. Je roule occasionnellement en station.

En terme de protection (de haut du corps), je roule généralement avec mes 661 Recon et la dorsale intégré à mon sac à dos Prism.

Si la descente est engagé, je prévois d'emporter mon gilet de protection Dainese avec de grosse protection plastique, que j'enfilerai avant d'attaquer.

Évidemment, en Bike-Park, je prend la Dainese.


PROTECTION


La protection offerte par ce gilet est homologuée CE niveau 1.

Une fine mousse EVA recouvre le haut du torse et une partit des cotes. Je doute de son utilité en cas de gros choc sur des rochers. Mais pour les petits jets de graviers que le collègues de devant nous envoie avec sa roue arrières, c'est parfait. Dans tous les cas, ce n'est pas une zone où j'ai l'habitude de taper quand je tombe. Quelques chose de light à cet endroit me convient bien.

Les autres zones sont protégées par des pads de chez D3O.

Pour celles et ceux qui ne connaitrait pas encore le D3O : il s'agit d'une matière flexible (un peu comme du caoutchouc) qui durcit à l'impact tout en répartissant le choc sur l'intégralité de la protection. L'avantage est de disposer d'une protection qui gène beaucoup moins les mouvements. Par contre sur une glissade, en contact direct avec un sol "rugueux", le plastique résistera mieux à l'abrasion que le D3O.


- Au niveau dorsale, Elle est suffisamment longue pour descendre jusqu'au bas de mon dos (voir photos de dos), et pourtant je suis grand ! Elle comportes plusieurs ouvertures pour laisser passer l'air.


- Au niveau des épaules, la protection est suffisamment enveloppante et ne gêne pas les mouvements.


- Au niveau coudières, elles sont plutôt courtes et enveloppent de façon limitée le coude. C'est grosso modo la même zone de couverture que mes Recon, mais avec une protection plus épaisse (voir photos). En roulant, elles ont tendance à remonter un peu, limitant davantage la protection de l'avant-bras. Lorsque je suis dans une pratique qui nécessite un gilet, donc plutôt engagée, j'aime à ce que la protection du coude descende généreusement sur l'avant-bras et enveloppe bien tout le coude.

Ici ce n'est pas suffisamment le cas à mon gout. La faute à la longueur de mes bras peut-être ?

Pour un usage enduro engagé ou station, je me sent plus rassuré avec une paire de coudière plastique. Elles sont moins confortables et aérées, mais elles protègent davantage l'avant-bras. Ce gilet permet cette configuration car les manches sont amovibles.


Le gilet ne comporte pas de sangle de réglages permettant d'ajuster la position des pads.

Cela n'est pas gênant dans mon cas, car ils tombent tous bien en face de la zone à protéger. Sur mon gabarit, en dehors des tailles moyennes, ce n'était pas évident d'y parvenir, chapeau Racer !

En jetant un œil, j'ai repéré de petites bandes élastiques qui permettent aux protections d'épaules d'être assez libre pour se positionner en s'adaptant à la morphologie du porteur. Malin !

Dans les descentes, le gilet reste bien en place. Seul les manches sont régulièrement remontées. Le coude restait néanmoins toujours protégé, mais comme vu plus haut, la protection de l'avant-bras en était réduite.

Dans de la descente où cela secoue vraiment beaucoup, genre piste de DH avec pleins de trous de freinage, les épaules ont eu tendance à pivoter légèrement vers l'avant, découvrant l'arrière des épaules.


Un premier test (involontaire) d'efficacité : j'ai eu l'occasion de tester le coup d'épaule dans un arbre que j'ai voulu frôler d'un peu trop près.

J'ai sentis le choc, mais sans douleurs. Pas de douleurs ou de bleu après la balade non plus. Mission accomplit pour la protection !

De plus, je portais le gilet sans maillot. Je tiens à souligner qu'à part un bout de lichen qui est resté accroché, le tissu n'affiche pas de déchirure suite à l'impact sur l'écorce.


Un deuxième test (involontaire) d'efficacité : mauvaise réception après un saut en DH. J'ai tapé puis frotté le côté droit sur 3-4 mètre, tête première dans de la caillasse. Maillot déchiré, poc sur le casque... Bref, au moins je peux faire une retour sur la protection.

Je précise que j'avais enlevé les manches et mis les coudières blanche plastique de la photo. Au vue des déchirures du maillot qui descende tous le long de l'avant-bras, j'ai bien fait. Cela a finit de confirmer mes impressions, les manches ne sont pas adaptées pour de la chute en descente engagée et rapide.

Pour le reste, j'ai mis les photos du résultat.

Sur la partie dorsale, on voit bien qu'il n'y a pas de marques sur la zone protégée. Elles débutent là où la protection s'arrête.  Par contre sur l'épaule, le choc a réussit à traverser la protection. Mais il a été largement atténué. Je m'explique. Dans cette chute j'ai aussi tapé sur la fesse et la hanche, dans une zone non protégée. En fin de journée, le soir, le lendemain, j'ai eu mal à ce niveau. Par contre au niveau de l'épaule, pas de douleurs, pas d'inflammations. Juste de la blessure en surface superficielle.

Là où j'avais des protection avec coques plastiques (genoux, tibia, coude, avant-bras) portant des traces d'impacts et frottement : pas de marques ni douleurs.

J'aurais tendance à dire qu'en terme de protection pure, la coque plastique reste quand même un cran au dessus sur une grosse chute.



LOOK


En admettant que je ne porte pas de maillot par dessus, là où le gilet classique, avec son filet type "sac à patate" et ses grosses coques me donne une allure étrange de chevalier de la constellation du plastique, ce gilet RACER ne choque pas.

Il est bien taillé et les protection sont suffisamment bien intégrées pour être discrètes. On peut tout à fait se passer de maillot pour rouler avec un style classique.

Je dit classique car à mon gout, je trouve qu'il manque un peu de fantaisie en terme de décorations et de couleurs.

Il est assez moulant, type seconde peau, ce qui lui permet de bien tenir en place quand ça secoue. Par contre, il révèle sans pitié les poignets d'amour et petits bourrelets habituellement camouflé par les tee-shirt à coupe plus droite. Et oui, on est pas tous des athlètes taillés en V !


Sous un maillot, ce gilet se fait plus discret que les gilets à coque plastique.



CONFORT/SOLIDITE



Premier test : le gilet en entier sans rien par dessus.

La première configuration que j'ai voulu tester avec ce gilet, c'était de rouler avec lui uniquement (pour le haut hein). Rien en dessous et rien par-dessus, si ce n'est mon sac à dos.

Je choisit de balader de 11h à 13h avec quelques montées sur DFCI en plein soleil.

Un bon test pour la chaleur en somme. Je voulais aussi tester la résistance aux épineux de bord de single et autres petites branches de ronce qui essaient de te retenir.


En comparaison avec le combo tee-shirt + coudière Recon, honnêtement, ce gilet s'en sort haut la main!

Le tissu est confortable, la fermeture est bien placée. Elle n'a pas laissé de marque sur ma peau après que j'ai retiré le gilet.

Dès qu'il y a un petit brin d'air, on le sent tout de suite passer sur l'ensemble du torse et des avant-bras. L'évacuation de la transpiration est remarquable. Le gilet est bien entendu humide mais pas trempé. Il sèche rapidement dès qu'on attaque la descente.

Sur l'épreuve de la longue montée sur DFCI en plein soleil, sans petit coup de vent, j'ai clairement eu plus chaud, notamment au niveau des bras.

Franchement, au global, à l'issue de ma sortie, je suis agréablement surprise. J'avais pris un tee-shirt dans mon sac, car je m'attendais à quitter le gilet lors des montées les plus exposées au soleil. Ce ne fut pas le cas. Certes, en plein soleil, sur les zones des pads je sent qu'il y a une surépaisseur qui tient un peu plus chaud. Mais pas au point d'avoir besoin de le retirer.

Je constate aussi que sa caractéristique moulante s'exprime sans serrer de façon désagréable, ni gêner la respiration.


Second test : sans les manches

Je repense à la chaleur ressentie sur les bras lors des précédentes sorties.

Je décide donc de rouler avec le bras gauche avec la manche, et le bras droit sans la manche, mais avec une coudière Recon.

Même si la manche couvre au final assez peu de peau en plus (voir photo), la différence est bien présente. En effet, l'air s'engage par l'aisselle, ce qui améliore grandement l'aération et le confort à faible vitesse.


Troisième test : avec un maillot, sans sac, en condition DH

Quel confort par rapport à ma Dainese habituel ! Le maillot n'est pas compliqué à enfiler par dessus. L'aération est très largement meilleur. J'ai même eu un peut frais à 9h30 à 2500m. La liberté de mouvement est incomparable.

Exit les grosses bande scratch au niveau du ventre de la Dainese, qui tiennent chaud et peuvent gêner la respiration quand le cardio monte. Gros bon point pour le confort !

Je sent suffisamment la dorsale et les épaules pour que cela reste rassurant et ne donne pas l'impression de rouler en tee-shirt.

Je ne reviendrai pas sur ma Dainese, malgré le niveau de protection pragmatiquement un cran supérieur qu'elle propose.

J'ai aussi testé une piste sans sac, j'ai pu constater que l'aération du dos est bonne grâce à la construction de la dorsale elle même qui est prévu pour laisser passer l'air.


Configuration retenu :

Au final, je retient la configuration sans manche, avec des coudières que j'adapte à ma balade.

Pour du XC/AM, les Recon suffisent et permettent une meilleurs aération du haut du corps.

Pour l'enduro engagé et le DH, les coudières+avant-bras plastiques sont plus rassurantes car plus couvrantes.

Du coup, je n'identifie pas de pratiques dans laquelle la perte de confort engendrée par les manches serait justifiée par la protection qu'elles apportent.

Avec une meilleur aération sur le haut du bras + manche 3/4, je les aurais porté à la place de mes Recon.

Avec un pad plus enveloppant le coude, et un pad supplémentaire pour l'avant-bras, je les aurais porté volontiers à la place des coudières plastiques.

Mais cela ne veux pas dire qu'elles sont mauvaises. Pour quelqu'un qui n' en a pas, elles feront le job, mais moins bien que d'autres.

Le seul moment où cette configuration entraine un "inconfort" chez moi, c'est en période de forte chaleur (entre midi et deux par exemple), en plein soleil, sans ombre et sans brin d'air généré par du vent ou de la prise de vitesse.

Compte tenu du fait qu'il s'agit d'un gilet de protection homologué CE Niveau 1 porté en pleine cagnasse, franchement, c'est fort de réussir à être aussi peu gênant.



Concernant la solidité

Là aussi c'est une bonne surprise.

Sans maillot, mes bras sont passés à travers les épineux de la garrigue et de petites branches plusieurs fois. J'ai même sentit l'accro d'une ronce à un moment. Je m'attendais à découvrir des trous, au moins au niveau de la ronce. Au final, l'inspection révèlera que le tissu a bien résisté à ces agressions. J'ai posté 2 photos de mon avant bras. Une sortie de l'emballage, et l'autre après la balade. On peut voir quelques tout petits accros, mais pas de trous ou déchirure. Je pense quand même que la ronce a dû tomber sur une protection...

Oui, ce gilet est utilisable en solo. Il résistera aux agressions de bords de single un certain temps. Cela dit, le tissu reste assez fin. A terme il finira forcément par s'user plus vite si il est régulièrement agressé par la végétation. Pour le faire durer plus longtemps, il vaut mieux porter un maillot par dessus.

Par contre, si vous pratiquez sur des singles que vous savez bien dégagé et où les rencontres avec la végétation sont rare, N'hésitez pas à le porter seul.

Avec le maillot : lors de ma chute, une partie de ce dernier a été déchiré par les cailloux au niveau de l'épaule. Dessous, le gilet a été légèrement effiloché, alors qu'il s'agit d'un tissu en filet. Bonne surprise à nouveau, je pensais qu'il serait déchiré.



PRATIQUE


Le Zip de côté permet un équipement aisé. Attention de ne pas se prendre la peau et autres grains de beauté dedans.


Le gilet comporte un traitement anti-odeur. Clairement, par rapport à un tee-shirt trempé qui a séché, il sentira moins fort.

Il pourra faire 2-3 sortie avant qu'il sente au point de faire tomber les oiseaux et flétrir les fleurs sur votre passage.

Viendra alors le temps de le laver.

Pour ce faire, il est possible d'enlever les pads. L'opération se fait rapidement et sans problème, que ce soit pour les enlever ou les remettre.


Concernant les poches il y en a 3. Une sur les flanc de chaque côtés, et une dans le dos.

L'ouverture des 2 poches sur le côté est un peu courte pour les mains larges. Avec des gants cela complique les choses. Quelques centimètres en plus d'ouvertures de longueur de zip auraient été bienvenu.

Toutes les poches sont mouillées de transpiration après une balade avec sac. Cela limite ce que l'on peut mettre dedans tel quel.

J'ai utilisé un petit sac congélation comme pochette pour tester de mettre mon portable et mes clefs dans la poche arrière : cela passe sans problème. En tout, les poches peuvent accueillir barres de céréales, pattes de dérailleurs, rislan, multitool léger. La pompe et la chambre à air sont par contre trop grosses pour y rentrer.

La baguette, le saucisson et le pâté n'y rentre pas non plus, c'est un scandale ! :-)

Plus sérieusement, pour des balades de quelques heures, il permet de rouler sans sac en limitant ce que l'on accroche sur le vélo. Pour plus long, si tu as besoin de prendre un pic nique, des protections supplémentaires, des vêtements de pluie ect... il faudra d'autres contenants.

Pour de la descente engagée : pensez à bien répartir les éléments, car seul la poche arrière est au dessus d'un pad.

Donc il faut mettre les choses molles sur le côté et les dur dans la dos (par exemple le multi tool), pour éviter les blessures en cas de chute.


La dorsale peut être retirée pour y mettre une poche à eau. J'ai testé pour voir : ma poche de 3L rentre sans problème.

Mais remplit à fond, son poids tire sur le tissu léger du gilet. C'est pas hyper confortable, et je me demande si cela ne pourrait pas le déformer à la longue. La sensation de grosse poche à eau dans le dos est pas super sympa pour ma part.

Bref, je recommande d'utiliser des poches à eau moins grosse et/ou moins remplit, 1L environs. Ce sera plus confortable, et permet de conserver la dorsale en superposant les 2.



RÉSUMÉ :


Je suis au global convaincu et satisfait par ce gilet.

J'ai été agréablement surpris de pouvoir l'utiliser sans maillot par-dessus, sans risquer qu'il finisse en lambeau au premier frottement avec la végétation. Son look sobre, à défaut d'être coloré, le rend compatible avec n'importe quel code couleur de tenu ou vélo.

Sur la plupart de mes balades, il me permet d'augmenter ma protection habituel : épaule, dorsale plus couvrante, mousse sur le torse, sans avoir l'impression de sacrifier mon confort. Cela notamment car je l'équipe sans les manches, avec des coudières indépendantes.

Sur les session DH, il augmente considérablement mon confort vs ma Dainese toute de plastique coquée, mais au prix d'une protection légèrement en deçà sur les grosses chutes.

La Dainese va quand même finir au placard.

Je conserve par contre mes coudières indépendantes à la place des manches du gilet.

Ces dernières représentant ma seul déception au cours de ce test. Compte tenu du prix, il aurait était mieux qu'elles soient au niveau du reste du gilet.

Elles auront fait que je n'emploie pas le mot "parfait".


Je recommande donc au final ce super gilet qui offre un très bon ratio confort/niveau de protection.

La protection passe-partout qui trouve sa place entre le tee-shirt et la grosse dainese coquée de plastique.


Pour qui ?

Pour celui qui souhaite une protection polyvalente et confortable, compatible avec toutes les pratiques.
8/10
Maintien
Confort
Protection
Résistance aux odeurs
Rapport qualité/prix

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