Test Propain Tyee AL comp 2018

2 tests Propain Tyee AL comp.

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Note moyenne : 8,5/10
beniitoo

UN ENDURO COUSU MAIN !

Avis sélectionné
Profil du testeur : 27 ans | 1,70m | 65kg | Avancé
Spécificités du montage : Kit cadre aluminium, fourche Formula Selva, amortisseur RockShox Super Deluxe RC3, freins Formula Cura, Transmission Sram Eagle;
Acheté : 2800€ en ligne
Conditions du test : Sec, humide, neige; il en a vue du pays !

Points forts

-Vaste catalogue de personnalisation à la commande.
-Look agressif
-System de suspension PRO 10, une merveille
-Stabilité
-Poids contenu.
-Couleurs pas banales et qualité des peintures robustes
-Fiabilité, pas un seul problème a déclarer.

Points faibles

-Stickers vraiment trop cheap et fragiles
-Cinématique de suspension ramasse miettes
-limite de taille en pneu arrière à cause de la géométrie des haubans.
-accès au réglages de l'amortisseur

Quand tu passe d’une pratique DH à celle de l’enduro, la première chose que tu espères c’est de ne pas te retrouver sur un bike squelettique qui te claque sous les pieds si tu le bouscule un peu trop. Et comme tu n’as pas non plus envie de traîner un tank en montée, il te faut une machine polyvalente et efficace. Chez Propain, on appelle ça Tyee ! (Le chef amérindien)


ALORS COMMENT ON COMMANDE, CHEF ?


Étant donné que la marque n’a pas de distributeur officiel, pour rouler en Propain il n’y pas 50 solutions; aller directement à l’usine en Allemagne ou le commander sur leur site internet. Et pourquoi donc ? Tout simplement parceque la marque propose un service de customisation absolument incroyable et l’expérience commence au moment même on l’on fait le set up du bike.

Taille et type de cadre (Alu ou carbone), couleur, serigraphie, suspensions, transmission, freins, poste de pilotage, roues..... La liste est longue tant le choix de composants très vaste.

Coté délais, réception ultra rapide en à peine une petite dizaine de jours. Pour chaque étape de l’assemblage du vélo, on reçoit un mail qui permet de suivre l’état d’avancement, jusqu’au shipping.

Le vélo arrive entièrement monté et plutôt bien protégé dans son carton ( même s’il y avait une petite marque sur le bas de la fourche, rien de bien méchant). Ne reste plus qu’à monter le cintre sur la potence, les pédales, les roues et c’est finit, le bike est prêt pour rouler.


POURQUOI ROULER EN TYEE ?


J’ai hésité pas mal de temps avec le YT Capra, le cousin germain(ique) du Tyee. Finalement, deux éléments ont réellement fait pencher la balance en sa faveur. Premièrement, c’est le système de suspension flottant. À l’origine développé pour le Rage, modèle DH de la firme, la cinématique PRO 10 à peu à peu été décliné sur les versions free ride et enduro puis all mountain.

Deuxièmement, le look! Ça apporte un feeling musclé et combiné à un angle de chasse assez ouvert, le bike respire la stabilité et la robustesse. Sur le papier; c’est plus sensible sur les chocs basses vitesses et plus progressif en fin de course sur les gros gap; ça semblait donc l’idéal pour l’enduro.


UNE MERVEILLE DE MÉCANIQUE


La géométrie de suspension, c’est vraiment le gros point fort du vélo. Elle est d’une incroyable précision et très sensible, absolument pas pataud. Du faite que l’amortisseur se situe entre la roue arrière et le tube de selle, le centre de gravité du bike est presque pile au milieu de l’empattement. Résultat, le vélo est extrêmement bien équilibré et les relances ultra vives. Côté stabilité, cela apporte beaucoup plus de contrôle dans les virages relevés et courbes rapides et surtout beaucoup plus de confort sur les jumps. Le feeling quand on ride avec cette machine, c’est qu’on a l’impression d’avoir un bike avec un important débattement, sans les inconvénients. J’avais un petit a priori quant à la position de l’amortisseur car il semble très exposé aux projections de la roue arrière. En réalité le garde boue en carbone situé au sommet du haubans supérieur permet de protéger l’amortisseur. Il n’est pas là pour protéger votre tenue de cycliste ! Cerise sur le gâteau, ça donne un look ultra sportif. En fonction du type de pratique il est possible de choisir entre un amortisseur pneumatique ou un amortisseur à ressort hélicoïdal. L’utilisation du système métrique permet d’être compatible avec un bon nombre de modèles. Je recommanderais tout de même de rester sur un amortisseur pneumatique plus léger et surtout plus en lien avec la philosophie enduro du modèle. 

Côté points faibles ( il en faut bien), 3 choses.

1-Niveau finitions, autant la peinture vert mate est robuste et vraiment bien faite, autant les stickers c’est vraiment pas ça... Je ne comprends pas pourquoi sur un bike de cette catégorie, on utilise encore des simples transferts autocollants. Ils ne sont même pas découpés à la lettre, du coup ça donne un peu l’impression d’avoir un scotch serigraphié. Pas top... Et puis ils sont trop fragiles. Ils se décollent presque tous sur les bords à la longue.

Côté mécanique, la suspension flottante a tendance à très vite stocker les saletés et quand il y en a trop, boom ça explose dans les jambes. C’est pas tellement compliqué à nettoyer mais on se priverait bien de l’effet Dyson pour passer l’aspirateur en forêt. Prévoyez de rentrer avec beaucoup de choses dans les chaussures.

Ensuite, les haubans inférieurs du triangle arrière sont un peu trop serrés afin de laisser passer les manivelles. Du coup on est limité sur du 2,40 grand max pour les pneus, sinon ça risque de frotter en appuyant un peu trop dans un relevé... ou si la roue est voilée.

En ce qui concerne l’accès aux différents réglages de l’amortisseur, suivant le modèle il se peut que cela soit pas très pratique. Si vous êtes un fan du blocage de suspension, je vous conseille d’avoir une commande au guidon sans quoi vous serez obligé de vous arrêter pour changer la position du sélecteur. 

Mis à part ça, c’est une tuerie !!!


CHEF, CEST QUOI LE BILAN ?


Rouler sur un Propain c’est un peu comme conduire une Posrsche. C’est redoutable d’efficacité, ça a un look de folie et c’est pas inaccessible. Très joueur pour rouler à la cool et découvrir des sentiers, il est surtout hyper efficace dès qu’il faut envoyer. Taper dedans ne lui fait pas peur. Au contraire. Et puis sa grande force c’est la polyvalence. 160mm de débattement (jusqu’à 170 a l’avant comme ici avec la Formula Selva) il y a déjà de quoi envoyer du bois avant de talonner et surtout ça se fait complètement oublier en montée. L’utilisation du blocage des suspensions devient alors inutile, ou presque.

Je roule avec depuis un an maintenant et dans toutes les conditions à hauteur d’une sortie au minimum par semaine. Je dois dire que je n’ai absolument pas été déçu une seule fois. Tant en balade qu'en sortie façon Mr bucheron, les sensations sont au rendez-vous à chaque centimètre de piste. Ce vélo passe à l'aise partout, et frappe fort s'il faut pour toujours aller plus loin et repousser ses limites. Et puis surtout, c'est fiable. Pas un grain de sable de le mécanisme, il tourne comme une petite horloge.

Pour moi il est la définition même du parfait enduro polyvalent. C'est ce qu'on demande, ni plus, ni moins !

Pour qui ?

Tous les riders qui veulent rouler avec un vrai enduro qui passe partout, mais surtout qui passe très bien partout. Un bike qui coche dans absolument toutes les cases a un très bon niveau de performances.
8/10
Prise en main
Stabilité
Maniabilité
Capacité à descendre
Capacité à monter
Comportement en l'air
Qualité d'équipement
Finition du cadre
Facilité d'entretien

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